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    Les Cahiers de l'Émergence

    L’accréditation des diplômes est la priorité des priorités
    Jacques Knafo, président délégué de la Conférence des grandes écoles

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Quota des profs permanents: comment sortir de l’impasse
    «Alignons les règles d’accès au foncier du public au privé»!
    Les parents doivent bien s’informer avant de s’engager

    Jacques Knafo: «Si les requêtes pour lesquelles nous militons depuis des années trouvent enfin une réponse, le Maroc pourra prétendre à un enseignement de grande qualité à l’instar des autres pays développés»

    Jacques Knafo est président délégué de la Conférence des grandes écoles (CGE). L’association représente 14 établissements qui regroupent plus de 65% des effectifs de l’enseignement supérieur privé. Que l’Etat nous donne les moyens de solvabiliser la demande et d’investir, et il verra!

    - L’Economiste: Quelles sont les attentes de la profession pour cette rentrée?
    - Jacques Knafo: Oeuvrant depuis plus de 25 années dans l’enseignement supérieur privé et ayant doté notre pays de cadres opérationnels, il est normal que notre priorité aujourd’hui est de nous voir accorder l’accréditation de nos diplômes par le ministère de tutelle, tout en faisant la différence entre les écoles et universités nouvellement créées et celles qui ont fait leur preuve depuis des années.
    En effet, il est légitime qu’après avoir participé au développement de notre pays, nous aspirions à une reconnaissance de nos diplômes, laquelle reconnaissance est déjà accordée par les entreprises et le marché du travail. De même, il est impératif -et afin de garder une certaine cohérence dans l’innovation et le développement du secteur- de permettre à certains lauréats, à l’issue d’une sélection spécifique, de poursuivre une formation qui leur permettra d’exercer le métier d’enseignant dans les meilleures conditions, et de développer ainsi les connaissances et compétences nécessaires. Sinon, nous serions contraints de recruter des profils de l’étranger pour répondre à l’obligation du quota des professeurs permanents.
    Nous attendons aussi que le gouvernement concède une défiscalisation des frais de scolarité aux parents qui font le choix d’inscrire leurs enfants dans les établissements privés, sachant que ce choix permet à l’Etat de faire une économie d’au moins 3 à 5 ans par étudiant. Enfin, nous espérons avoir un jour accès aux fonciers dans les mêmes conditions que le public. Ne sommes-nous pas investis de la même mission et des mêmes obligations?
    Si ces requêtes pour lesquelles nous militons depuis des années trouvent enfin une réponse, le Maroc pourra prétendre à un enseignement de grande qualité à l’instar des autres pays développés. Nous pourrions même prétendre à la délocalisation de nos diplômes et formations vers d’autres pays et beaucoup de nos jeunes ne feraient pas non plus le choix d’émigrer pour leurs études supérieures.

    - Si vous devriez brosser un diagnostic de votre secteur, quel serait-il?
    - L’enseignement supérieur privé au Maroc a gagné depuis 25 ans son titre de noblesse. Il a même permis à l’enseignement public de se remettre en question et de s’aligner aux exigences du marché et de la concurrence en adoptant à son tour les actions et activités complémentaires à la pédagogie qui était purement théorique.

    - Il reste pourtant beaucoup de «marchands de diplômes» dans le privé…
    - Comme dans tous les secteurs, il y a des bons et des mauvais. L’enseignement supérieur privé ne fait pas exception. En tant que professionnels, il ne nous appartient pas de jouer le rôle de l’Etat gendarme, notre devoir par contre est de dénoncer certaines dérives pour préserver les intérêts, la déontologie et l’éthique du secteur, d’une part, et ceux des parents et des étudiants, d’autre part. Ceci dit, il est également du devoir des parents de bien s’informer sur la crédibilité et le sérieux des établissements avant toute inscription et de ne pas succomber aux effets publicitaires «tendance». Pour preuve, les membres de la Conférence des grandes écoles s’interdisent toute communication qui ne reflète pas la réalité des objectifs de nos formations, de leur qualité et des débouchés.

    - L’instruction des dossiers d’accréditation en juillet dernier avait soulevé une vive controverse avec la tutelle. Où en êtes-vous aujourd’hui?
    - Nous espérons que la mise en place des accréditations sera finalisée avant octobre de cette année pour permettre à la promotion 2011/2012 de bénéficier d’un acquis tout à fait légitime et justifiable, et ceci, conformément aux promesses du ministre et de son secrétaire général lors des différentes réunions tenues avec les commissions de l’enseignement supérieur privé.

                                                                                                                                                                  

     

    Recherche: Un partenariat privé/public
    Une première expérience de partenariat dans la recherche vient d’être initiée par un groupe d’écoles privées. Il s’agit d’une association à but non lucratif appelée «Consortium de recherche et d’enseignement supérieur de Casablanca», CRES Casablanca. Elle a été fondée par l’Université Hassan II Casablanca (UH2C), le groupe Ecole supérieure de gestion (ESG), l’Ecole de management (ESCA), L’Ecole marocaine des sciences de l’ingénieur (EMSI), et l’Institut de gestion appliquée (IGA).
    Ce groupement, dont le but est de développer l’activité de ses membres dans le domaine de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur, a pour objet d’améliorer et d’accroître les résultats de cette activité, en favorisant notamment la dynamique pédagogique et le développement de projets de formation communs; la formation de formateurs par la mise en place d’un master destiné aux lauréats des universités et des écoles membres qui leur permettrait d’obtenir le statut de professeur enseignant.
    Le consortium se veut aussi un outil de soutien et de valorisation de la recherche scientifique et appliquée. Les partenaires s’engagent à renforcer la coopération en matière de recherche afin d’assurer de la visibilité aux doctorants et aux enseignements du consortium au niveau international. Les membres pourraient par ailleurs participer conjointement à des appels d’offres ou des manifestations d’intérêt. Ils s’engagent aussi à partager la connaissance sur leurs réalisations et sur leurs projets et à explorer le maximum de synergies en mutualisant les ressources (humaines, bases de données, bibliothèque en ligne, etc.).
    Le plan d’action du consortium est en cours d’élaboration.   

    Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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