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Les Cahiers de l'Émergence

Quelle filière choisir: L’employabilité, juge suprême

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
Débouchés, durée des études, qualité des enseignants… les critères
De nouveaux métiers prévus avec le démarrage de Casablanca Finance City

POUR tout élève, l’obtention du baccalauréat est une source légitime de fierté. Mais une fois le précieux sésame dans l’escarcelle, les élèves sont parfois perdus. Dans beaucoup de cas, ils ne sont pas préparés pour choisir une filière. Doivent-ils opter pour les longues études de leurs parents? Ou encore suivre la même voie que leur frère ou leur sœur aînée, qui a plutôt choisi des études de courte durée? Une école privée offrirait-elle de meilleurs débouchés que l’université? Pas évident de se fixer sur une option. La fac la plus proche est souvent le premier choix pour le jeune. «Le choix d’un établissement doit répondre à des critères objectifs tels que la pertinence de la formation et son adéquation avec le marché du travail, la qualité de l’encadrement, la disponibilité du corps enseignant, la qualité des équipements pédagogiques…», explique Mohamed Derrabi, vice-président de Mundiapolis chargé des affaires académiques. Dans tous les cas, la seule variable d’arbitrage utile doit être le marché de l’emploi. Dès le départ, il faut se renseigner sur les métiers porteurs.
Au niveau de l’enseignement public, il existe un bon nombre d’établissements intéressants. Certains sont à accès libre (ouverts à tout le monde), d’autres à accès réservé (limité). «Le fait d’avoir une très bonne moyenne donne plus de choix entre l’Iscae, l’ENCG, l’Ecole Mohammadia des ingénieurs ou encore la faculté de médecine», explique Ali Boufous, professeur à la faculté de droit de Casablanca. Outre la moyenne, des enseignants relèvent souvent la non-maîtrise de la langue française par bon nombre d’étudiants. «Un étudiant qui a des difficultés en langue française voit son choix se rétrécir considérablement», explique Boufous. C’est la raison pour laquelle des contingents entiers d’étudiants des branches scientifiques sont acculés à s’inscrire dans des filières littéraires ou arabophones telles que la littérature arabe, le droit en arabe ou encore les études islamiques.
Le choix d’une école plutôt qu’une autre repose parfois sur sa renommée, relayée souvent par le bouche-à-oreille. Ainsi, un professeur universitaire met en garde «contre les écoles privées qui organisent des concours d’entrée juste pour la forme». Le caractère privé d’un établissement n’est donc pas un gage de sérieux. D’ailleurs, certaines institutions privées sont accusées de faire plutôt du commerce. Mais d’autres paramètres doivent également être tenus en considération tels que le coût des études, leur durée... «On choisit un établissement en fonction de l'orientation que nos enfants veulent donner à leur projet professionnel et bien évidemment en tenant compte des indicateurs de performance de l'établissement. Que cela soit le taux de réussite, les méthodes pédagogiques, le suivi de l’étudiant, la qualité du corps enseignant, le coût ou encore le lieu géographique», ajoute Belahrach.
Mais le critère le plus déterminant concerne les débouchés offerts par une filière. Certaines formations permettent d’intégrer plus rapidement le marché du travail. La consultation des sites de recrutement et des annonces de recrutement dans la presse permet d’identifier les profils les plus recherchés et de choisir la formation appropriée. Pour les étudiants qui sont sur le point de jeter leur dévolu sur une école, il serait judicieux d’identifier les filières qui offrent les perspectives d’avenir les plus intéressantes car un choix avisé dès le départ est primordial. Quelles sont les formations les plus prometteuses? «Je serai tenté de dire: toutes celles qui permettent à nos enfants d'intégrer le marché du travail sans trop de difficultés ou bien de donner corps à leurs passions. De manière plus académique, des filières de commerce, marketing, logistique, gestion des ressources humaines, finance, environnement et développement durable, qualité…», conseille le président de la Commission emploi et relations sociales de la Confédération patronale. Autant de filières qui continueront toujours d’avoir la cote sur le marché de l’emploi. Mais il est également possible de se projeter dans le moyen terme. «Il ne faut pas perdre de vue l’ouverture de Casablanca Finance City, prévue en 2014», conseille le professeur Boufous. Ce qui devrait induire de nouveaux besoins dans les métiers de la banque, la Bourse, l’assurance et les métiers de la finance de manière générale, d’autant plus que l’installation de grands groupes internationaux est attendue. Autre filière qui aura de l’avenir, celle de juriste d’affaires. Les besoins sont énormes. Avec l’installation de grands cabinets mondiaux, la profession a encore de beaux jours devant elle. A ce niveau le public prend sa revanche car la formation n’est dispensée que dans les universités publiques.

Le dilemme public-privé

LES parents d’élèves sont souvent confrontés au dilemme privé-public. La première condition déterminant un choix est d’ordre financier. Les étudiants choisissent également leur école en fonction de leurs moyens financiers et de leur capacité à souscrire un crédit études. «Dans la mesure où l’on estime que le public ne remplit pas sa mission au regard des résultats globaux, le choix du privé s’impose. Pour autant, tout n’est pas bon à prendre dans le privé. D’autre part, il y a des exemples de réussite dans le public et il faut s’en inspirer pour le dupliquer à une plus grande échelle», affirme Jamal Belahrach, président de la commission emploi et relations sociales de la CGEM et président de Manpower Maghreb. «Le privé offre des avantages justifiant sa non-gratuité tels que le taux d’insertion sur le marché de l’emploi avec carrière à l’international, l’encadrement ou encore le développement personnel des étudiants», relève Mohamed Derrabi, vice-président de Mundiapolis chargé des affaires académiques.

Hassan EL ARIF

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