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    Les Cahiers de l'Émergence

    Les métiers qui recrutent
    Audiovisuel: Animateur, l’oiseau rare

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    C’est le plus recherché par les stations radio aujourd’hui
    10.000 à 25.000 DH de salaire moyen

    Les stations radio ont du mal à trouver des animateurs sur le marché. Ils envisagent de recruter à l’étranger

    L’audiovisuel, et la «peopolisation» des animateurs et des journalistes qui s’en suit, font miroiter nombre d’étudiants dans les écoles de journalisme. Il reste que travailler à la radio ou à la télé requiert, en dehors de la formation, du talent et un brin de chance pour gravir les échelons. «Le profil de radio c’est quelqu’un qui a du talent», note Franck Mathiau, directeur d’antenne de Radio Atlantic. C’est dire que le diplôme ne garantit pas forcément une place dans le monde de la radio par exemple.
    Si la production de journalistes est plutôt abondante, celui d’animateurs l’est moins notamment pour la radio, regrette Franck Mathiau. Aujourd’hui, c’est le profil le plus recherché par les chaînes de radio. «C’est une figure très importante dans l’ossature de la radio et elle le deviendra davantage dans les prochaines années», confie un professionnel.
    Il faut dire que le métier d’animateur est bien différent de celui du journaliste. Il anime souvent une émission de divertissement ou une émission d’information généralement aux heures de grande écoute. En revanche, il ne présente pas de journaux ou une chronique d’information. Le challenge pour les patrons de radio est de trouver les bons profils. Encore faut-il les former. Jusque-là, la formation ne répond pas à la demande des stations radio. Franck Mathiau est plus acerbe dans son analyse: «nous avons besoin d’animateurs sinon nous allons droit dans le mur». D’ici quatre ans, nous serons obligés de recruter à l’étranger, ajoute-t-il. Les rédactions des radios en comptent déjà quelques-uns.
    Même s’ils sont la vitrine de la radio, les animateurs et les journalistes sont un des maillons de l’équipe. Les techniciens, considérés comme les travailleurs de l’ombre, sont tout aussi importants dans la charpente de la chaîne.
    Plusieurs types de techniciens sont présents à la radio. Les techniciens réalisateurs ont pour mission de respecter un programme numérique et le faire passer à l’antenne ou réaliser des émissions. Le réalisateur, lui, est une sorte de chef de gare qui surveille le timing des passages. Il conçoit l’émission avec l’animateur. D’autres profils font partie de la moule, notamment les techniciens de production qui ont en charge la fabrication des jingles, des publicités. Ici, le problème de formation ne se pose pas tellement, avance un patron de radio. «Nous récupérons parfois des profils qui ont fait des formations de maintenance». D’un autre côté, la radio recrute également un personnel pour la production. Généralement, il n’y a pas de profil type pour occuper ce poste.
    Côté rémunération, la radio a également ses «Messi» et de l’autre les «small players». En clair, plusieurs caractères rentrent en jeu quant à sa détermination, notamment la valeur de la tranche horaire pour l’animateur par exemple. De façon générale les revenus d’un animateur radio varieraient en moyenne entre 10.000 et 25.000 DH. Le journaliste gagne un peu moins avec un salaire moyen compris entre 8.000 et 20.000 DH. L’appointement du technicien peu atteindre en moyenne 15.000 DH et un minimum de 5.000 DH.

    F. Fa.

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