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    Les Cahiers de l'Émergence

    Universités: Gagner la bataille de l’employabilité

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Spectaculaire développement des cursus professionnalisants
    La grande pathologie reste l’abandon au premier cycle

    Le taux de chômage des jeunes de niveau supérieur est particulièrement élevé. Il se situe à 40,9% en 2010. Ceux qui enregistrent les taux de chômage les plus élevés sont notamment les lauréats des facultés, 49,3%

    DANS quelques jours, des milliers de jeunes vont reprendre le chemin des campus universitaires. La pression démographique est toujours aussi élevée, notamment sur les filières de droit et d’économie et relativement, des sciences. Ces facultés concentrent le quart des effectifs dans les universités. Ce déséquilibre est la conséquence d’un déficit en matière d’orientation.
    Lorsqu’ils décrochent leur bac, le premier réflexe des jeunes est d’aller à la faculté la plus proche, sans toujours se poser des questions sur le potentiel d’insertion sur le marché de l’emploi. Résultat, l’abandon bat des records au premier cycle, avec en moyenne 25 à 30% d’étudiants qui renoncent dès la première année. Un vrai gâchis au regard de l’effort financier que consent la collectivité à l’éducation nationale.
    L’abandon est une véritable pathologie contre laquelle le management des facultés lance des initiatives.
    La plus visible aujourd’hui est le test de positionnement de la maîtrise de la langue française, et dans quelques cas encore isolés, des entretiens de motivation des jeunes. Pour l’instant, aucun responsable n’ose sortir le mot «sélection» même s’il n’est plus un tabou.
    Mais l’enjeu pour l’université, c’est de gagner la bataille de l’insertion de ses lauréats sur le marché du travail. Si l’image de «fabrique à chômage» est un peu exagérée aujourd’hui, il reste que les diplômés des facs et depuis peu, ceux des écoles d’ingénieurs, ont du mal à trouver un emploi.
    Selon le rapport du Conseil économique et social sur l’emploi des jeunes, le taux de chômage des jeunes de niveau supérieur est particulièrement élevé. Il se situe à 40,9% en 2010. Ceux qui enregistrent les taux de chômage les plus élevés sont notamment les lauréats des facultés, 49,3% en 2010. Soit à peu près un diplômé sur deux.
    L’une des réponses à la problématique de l’employabilité des lauréats des universités a été d’intensifier la professionnalisation des cursus. Dans certains cas (Fès), la moitié des filières est à vocation professionnelle. Dans son esprit, cette évolution a introduit de la fraîcheur dans les amphis, mais parfois elle a tourné à une course au volume des accréditations sans que les moyens humains ne suivent. Les universités ont pourtant reçu beaucoup d’argent pour déployer les plans d’urgence, des ressources qui ont surtout permis d’accroître la capacité d’accueil et le confort de travail des étudiants. De nouveaux locaux ont été construits et du matériel pédagogique a été acquis. Tout ça est visible. Pour le reste, peu de choses. Il aurait fallu concentrer la même énergie à l’encadrement des étudiants et à l’évaluation pédagogique. Il faudra sans doute un autre plan d’urgence pour cet aspect.

    A. S.

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