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    Finances-Banques

    Le sort des banques françaises suspendu à celui de la Grèce

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Elles essuient de très grosses pertes en Bourse
    Les filiales marocaines pas touchées

    Les cours des banques françaises subissent depuis quelques mois les effets de la crise des dettes souveraines européennes. Dans l’attente de solutions à cette crise, les pertes sont abyssales

    LE tsunami de la dette grecque n’a pas fini de faire des dégâts. Au bord de la faillite, la situation de la Grèce plonge le trio de tête des banques françaises dans un brouillard aveuglant, compte tenu de leur forte exposition.
    A Athènes, BNP Paribas est exposé à hauteur de 3,5 milliards d’euros, Banques Populaires Caisse d’Epargne à 1,2 milliard d’euros, Société Générale à 1,1 milliard d’euros et Crédit Agricole à 329 millions d’euros. C’est dire que les dégâts en cas de faillite des grecques seraient importants. Et pour ne pas arranger les choses, les marchés financiers se trouvent perturbés en raison de la forte incertitude qui plane sur le sort de la Grèce. Conséquence, un effondrement sans précédent des valeurs bancaires à la Bourse de Paris qui a entraîné une chute en cascade des autres places européennes. Toutefois, dans l’attente d’une réunion de la dernière chance pour sauver la Grèce, les marchés européens étaient dans le vert à la mi-journée, Paris progressait de 0,96%, Londres de 0,79% et Francfort de 1,13%. A Madrid même tendance à +1,49% tandis que Milan gagnait 0,95%. D’autant plus que «les banques françaises restent des émetteurs solides aux yeux des trois grandes agences d’évaluation financière». Et ce, en dépit de la dégradation mercredi 14 septembre, des notes de la Société Générale et de Crédit Agricole et le maintien sous surveillance négative de celle de BNP Paribas. Ainsi, Moody’s, Fitch et Standard & Poor’s classent en effet les trois établissements parmi les «émetteurs de haute qualité» ou les «émetteurs solides mais susceptibles d’être affectés par des changements de la situation économique».
    Si l’impact de la crise des dettes souveraines risque d’être important pour les banques françaises, ce ne sera pas le cas pour leurs filiales au Maroc (BMCI, Société Générale Maroc, Crédit du Maroc), soulignent de concert plusieurs banquiers de la place. «Du fait de sa faible exposition, le système bancaire marocain ne sera pas touché directement par cette crise», soutient un banquier. En effet, au sein de Société Générale Maroc, le management est catégorique. Selon la banque, «l’établissement n’est pas concerné par le plan de restructuration qui touche le groupe». Du côté de BMCI, même constat. En effet, Mourad Cherif, président du conseil de la banque juge que «BNP Paribas s’est bien sortie de la crise compte tenu de ses fondamentaux solides».

    Synthèse L’Economiste

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