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    Economie Internationale

    FMI: Des outils pour détecter les crises financières

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Des indicateurs sur le crédit peuvent prédire les crises
    Il faut surveiller aussi une hausse du ratio du crédit sur le PIB

    L’existence de bons indicateurs avancées de l’accumulation de risques systémiques devraient aider à distinguer les chocs positifs (tels que les gains de productivité) des chocs négatifs (tels que les bulles des prix d’actifs), selon le FMI

    LA crise financière mondiale a modifié en profondeur le comportement des investisseurs. D’une part, elle les a sensibilisé à long terme aux risques, notamment ceux liés aux liquidités et au crédit souverain, y compris dans les pays avancés. D’autre part, la conjoncture de faible taux d’intérêt les a poussés à accroître les rendements de leur portefeuille en plaçant leurs fonds dans des actifs plus risqués. Justement, peut-on détecter l’arrivée d’une crise? Ceci est possible selon le FMI qui a dédié tout un chapitre sur les «Investisseurs à long terme et allocation d’actifs: état des lieux» dans son rapport sur la stabilité financière dans le monde, de septembre 2011. Rappelons que des régulateurs sont chargés de surveiller le risque d’une crise financière globale. C’est le cas du Conseil de surveillance de la stabilité financière (FSOC, établi en juillet 2010), le Conseil européen du risque systémique (CERS, établi en décembre 2010) et le Comité de la politique financière (FPC, un organe de conseil à la Banque d’Angleterre qui doit être établi fin 2012). Parmi les indicateurs lents d’accumulation de risques, les informations sur le crédit global sont utiles mais elles doivent être complétées par d’autres indicateurs. Le crédit augmente en présence d’un choc positif (par exemple un coup de pouce à l’économie réelle provenant d’une augmentation de la productivité) ou d’un mauvais choc (par exemple une poussée des prix des actifs et un relâchement des normes de prêts bancaires). Mais l’augmentation persistante du crédit et le recul des ratios de capitalisation bancaire sont nettement supérieurs en présence de chocs négatifs. Lorsque le ratio crédit/PIB augmente de plus de 5 points et qu’il va de pair avec un accroissement des cours des actions d’au moins 15%, la probabilité d’une crise financière dans les deux années suivantes est de 20%. Le signal est encore plus marqué si l’on retient un indice plus large du crédit (prêts bancaires et prêts directs transfrontaliers au secteur privé). Dans le cas des pays émergents, l’appréciation du taux de change réel semble être un facteur pertinent.
    Des taux de change dirigés et le recours à des prêts libellés en devises amplifient les effets de tous les chocs. Il est donc essentiel d’opérer une coordination rapprochée des politiques de change, monétaire et macroprudentielle afin d’assurer la stabilité du secteur financier et de l’économie réelle, conseille le FMI.

    Fatim-Zahra TOHRY

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