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Tourisme
Les premiers fruits du repositionnement

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
13 milliards de DH de conventions investissements signées

(Source : Ministère du Tourisme)
Selon Zenagui, la Vision 2020 a permis une plus grande adaptabilité du produit grâce à la politique de régionalisation

La destination Maroc a-t-elle capitalisé sur le printemps arabe? «A sa manière, oui», tranche le ministre du Tourisme, Yassir Zenagui. C’était lors d’une conférence de presse, hier, à Casablanca, sur le bilan d’étape de la saison. Le premier depuis l’attentat qui a frappé, en avril dernier, le café Argana sur la place Jamaâ El Fna à Marrakech (cf. L’Economiste du 29 avril 2011). Au regard des statistiques, «seul argument recevable», selon Zenagui, «la destination tient là une belle occasion de se positionner en vrai leader du secteur de la région». La résilience du modèle touristique marocain aux crises successives qui impactent lourdement le secteur depuis près de trois ans maintenant, est un argument promotionnel de taille. Là où les destinations de la région dévissent (Afrique du Nord -13% et Moyen Orient -10,8%) en variation des arrivées au 1er semestre, le Maroc enregistre une croissance de 6,3%. Bien sûr, «c’est en deçà des 12% affichés à fin décembre dernier», admet le ministre, mais c’est beaucoup mieux que la moyenne mondiale qui est de 4,5%. Seule l’Europe, première destination touristique mondiale, a fait autant. Pendant ce temps, les recettes, l’argument sonnant et trébuchant pour les professionnels, ont augmenté de 9,6% à plus de 33,4 milliards de DH. Seul ombre à ce tableau, la baisse des nuitées de 2,4%.
Plus rassurant encore, c’est l’engouement soutenu des investisseurs. Pour Zenagui, «c’est le fruit du nouveau souffle introduit par la Vision 2020, en mettant en place de nouveaux produits et une plus grande adaptabilité pour le succès du chantier de la stratégie de régionalisation». Jamais depuis 2008, début de la crise, les investissements dans le secteur n’avaient connu une telle progression. En tout les conventions signées pour cette année atteignent 13 milliards de DH, contre 5 milliards, l’année dernière.
Au-delà, les observateurs s’accordent à dire que le véritable succès du repositionnement du produit Maroc, au regard des défis à relever (transversalité du secteur, régionalisation, durabilité…), dépend de l’implémentation d’une nouvelle gouvernance du secteur. Pour le ministre, «on est dans le temps» (Lire interview en page 11). Tout comme le Fonds de développement touristique (FMDT), il n’y a pas de crainte de retard. Financé par l’Etat et le Fonds Hassan II pour un apport de 15 milliards de DH, le FDMT devrait capitaliser 100 milliards de DH avec le concours des fonds souverains. Le 1er closing dont l’objectif est de réunir 4 milliards de dollars devrait être bouclé à la fin de l’année.
Si on devait le juger sur ce bilan, Yassir Zenagui, qui ne s’est pas encore déclaré candidat aux législatives, ne devrait pas avoir du mal à convaincre ses électeurs.

B.T.

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