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Entreprises

Des conseils pour mieux négocier les contrats de l’ONCF

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
33 milliards de DH d’investissement sur la période 2010-2015
Une nouvelle réglementation d’achat en vigueur depuis mai dernier

A fin juin 2011, le reliquat du programme d’investissement 2010-2015 de l’Office national des chemins de fer s’élève à 30 milliards de DH

DE gros marchés sont à prendre auprès de l’Office national des chemins de fer (ONCF). Le programme d’investissement de ce grand donneur d’ordre public pour la période 2010-2015 s’élève à pas moins de 33,8 milliards de DH. Mohamed Rabie Khlie, directeur général, a été invité par la Fédération du commerce et des services (FCS), dans le cadre de ses rencontres d’achat public, à présenter ses procédures d’approvisionnement ainsi que son programme d’investissement. «Les rencontres de l’achat public ont pour objectif de permettre aux entreprises adhérentes d’accéder à un peu plus de business auprès des grands donneurs d’ordre et aux institutions publiques de réaliser des économies sur le programme d’investissement qui s’élève à 120 milliards de DH pour 2011», explique Chakib Ben El Khadir, président de la FCS.
Il y a quelques années, l’Office était empêtré dans des plans d’ajustement structurel. Une mauvaise passe qui a duré jusqu’en 2009. Année où l’ONCF est sorti d’une logique de restructuration à une logique de développement, passant d’un plan d’investissement de 5,2 milliards de DH en 2009 à 33,8 milliards de DH à partir de 2010. De quoi faire saliver les patrons d’entreprises. La construction du TGV Tanger-Casablanca accapare à elle seule 20 milliards de DH. «La partie études est maintenant bouclée et les travaux de construction seront officiellement lancés avant fin décembre», annonce Khlie. Les 13 milliards de DH restants seront dédiés au programme général de développement et de mise à niveau du réseau existant. Il s’agit notamment du triplement de la ligne Casablanca-Kénitra, pour lequel 4,5 milliards de DH seront mobilisés. L’opérateur ferroviaire prévoit également un doublement partiel de la ligne Settat-Marrakech. Un projet dont le budget s’élève à 600 millions de DH. Il est également question de procéder à l’électrification des lignes Fès-Oujda et Taourirt-Nador. Le montant de l’investissement s’établit à 900 millions de DH. En outre, une enveloppe budgétaire de 730 millions de DH sera dédiée à la modernisation des gares ferroviaires. Un nouveau concept sera d’ailleurs décliné à Tanger, Kénitra, Rabat-Agdal et Casa-Voyageurs pour accueillir le futur TGV. L’Office est également engagé dans l’aménagement de nouvelles plateformes logistiques, notamment à Zenata, Fès, Marrakech, pour un montant de 500 millions de DH. Au programme également la modernisation de la signalisation et des installations de sécurité pour un montant respectif de 500 millions et 630 millions de DH.
La fonction d’achat et l’attribution des marchés publics ont toujours constitué pour les entreprises marocaines des zones de passe-droit et de népotisme que les multiples versions du décret sur les marchés publics n’ont pas réussi à prévenir. Par conséquent, pour verrouiller son système d’achat, l’ONCF a procédé à la mise en place, depuis le 1er mai 2011, d’une nouvelle réglementation, incluant les achats et le cahier de clauses générales. Une démarche nécessaire pour réaliser l’ambitieux plan de développement de l’opérateur qui vise à atteindre 50 millions de voyageurs (hors TGV), à transporter 50 millions de tonnes de marchandises et à réaliser un plan d’investissement de 50 milliards de DH à l’horizon 2015. «La nouvelle réglementation permet plus de transparence, de clarté et de fluidité dans le traitement des actes d’achat», explique Khadija Berrada, chef du département global sourcing à l’ONCF. Concrètement, elle porte sur la publication des appels d’offres sur le site internet de l’ONCF. Ce qui est déjà entré dans les bonnes pratiques de plusieurs institutions publiques. Mais là où l’ONCF se veut innovateur, c’est au niveau de la production des dossiers administratifs des soumissionnaires. Un délai supplémentaire de 5 jours leur est attribué pour les compléter. De plus, «l’ONCF apprécie les candidats étrangers en leur demandant les mêmes conditions que pour leurs homologues nationaux», signale Berrada. Au total, 51% des fournisseurs de l’Office sont des entreprises marocaines. Khlie affirme que l’ambition de son établissements est de porter cette part à 70%. Les besoins pour la mise en œuvre du plan de développement 2010-2015 portent sur le génie civil, les installations fixes, le matériel roulant…

 

Procédés d’achat

TROIS procédés sont en vigueur à l’Office. Pour les marchés de moins de 20.000 DH, le bon de commande est de mise. Il s’agit d’une facilité accordée surtout aux directions régionales. Cette procédure peut également s’appliquer à des montants allant jusqu’à 600.000 DH, mais dans des cas précis, cités dans le règlement des achats. La procédure consiste à consulter au moins trois fournisseurs. Pour les marchés supérieurs à 1 million de DH HT, l’Office recourt à l’appel d’offres (ouvert, restreint ou avec présélection). La pratique courante à l’ONCF consiste à recourir à l’appel d’offres ouvert pour les marchés de plus de 2 millions de DH.

 

Hassan EL ARIF

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