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    Nador, nouveau pôle de la vannerie

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Chapeaux, couffins, tapis tressés… les spécialités
    Création d’une unité de production de poterie
    Un appui financier pour les forgerons

    La vannerie traditionnelle est une des spécialités prisées par les artisans nadoris. Il s’agit d’une technique de tresse de fibres végétales pour en faire des couffins, des chapeaux ou des tapis

    La province de Nador est en passe de devenir une des principales régions de l’artisanat marocain. Longtemps relégués au second plan par les maâlems de Fès ou même Meknès, les artisans nadoris commencent à se démarquer par des techniques et un savoir-faire conséquent. Déjà plus ou moins reconnu sur le marché national, l’artisanat de la région tend même à s’exporter à l’étranger. Un potentiel considérable que les autorités locales ont tardé à exploiter. La conjoncture actuelle est donc propice à ce développement de la région, surtout avec l’inauguration le 10 septembre dernier, par le Souverain, du complexe intégré de l’artisanat à Nador. Une aubaine pour le Secrétariat d’Etat chargé de l’artisanat, car cette démarche rentre dans le cadre de la «Vision 2015», visant à développer le secteur dans tout le Royaume par une politique de formation et de création d’emplois.
    L’artisanat de la région de Nador concerne une multitude de domaines. La vannerie traditionnelle est une spécialité que les Nadoris affectionnent tout particulièrement. Cette technique consiste à tresser des fibres végétales pour en faire des objets divers (chapeaux, couffins, tapis tressés…). C’est une technique qui est très répandue dans toute la région du Rif, la plupart des chapeaux «J’bala» étant fabriqués dans les villages près d’Al Hoceïma. La vannerie moderne est également prisée par les artisans de Nador, celle-ci n’étant toutefois utilisée qu’à des fins décoratives. D’autres spécialités sont exercées par les artisans nadoris, dont la maroquinerie, le tissage de tapis en laine, la poterie et la ferronnerie (l’art et la technique de travailler le fer forgé). D’ailleurs, il existe même une commune locale appelée «Ihaddaden», qui signifie «forgerons» en berbère!
    Outre l’artisanat traditionnel, la région recèle d’un important potentiel en matière d’artisans de service. La maçonnerie, la mécanique, la peinture de bâtiment occupent une place importante dans le circuit économique de cette province. Celle-ci compte plus de 16.630 artisans, organisés en 40 associations (dont six pour les femmes) et en 14 coopératives. En termes d’investissements, l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) va financer un projet dans la province, avec la création d’une unité de production de poterie dans la localité de Beni Sidel, près de Nador. Un appui financier et logistique va également être attribué aux forgerons de la localité de Zghanghan, par l’acquisition d’équipements et de matières premières destinés à développer leurs activités. Malgré des efforts considérables de part et d’autre, la croissance de l’activité économique de la province de Nador demeure pénalisée par un manque flagrant en matières premières, en infrastructures, en main-d’œuvre qualifiée et en formation professionnelle.

    Amine EL HASSOUNI

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