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    Stratégie nationale de l’artisanat
    Le tapis de Chichaoua sort de l’ombre

    Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
    Une collection de tapis fabriqués selon les critères de qualité, à venir
    Une assistance technique et financière pour les tisseuses
    Les regrouper en coopérative, prochaine étape

    Un programme d’assistance technique au profit des tisseuses d’Amezmiz, de Sidi Mokhtar, de Chichaoua et de Tafettacht a été lancé. L’objectif est de réhabiliter l’image du produit et surtout d’améliorer la qualité des intrants

    Gros coup de pouce pour les tapis dans les régions du Haouz et de Chichaoua. Le secrétariat d’Etat chargé de l’artisanat a mis en place un programme d’assistance technique au profit de 20 tisseuses d’Amezmiz, de Sidi Mokhtar, de Chichaoua et de Tafettacht. Des régions où le déclin de la production des tapis a été fortement enregistré. Ces tisseuses rurales ont été donc formées à des techniques de lavage, de préparation de la laine et de teinture végétale, et à des techniques d’ennoblissements des tapis. Elles ont même présenté leur nouvelle collection dans la province de Chichaoua. Une occasion qui a été saisie par département concerné pour présenter les principaux résultats d’une étude sur la mise à niveau du tapis rural de ces régions. Et qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du contrat-programme passé entre l’Etat et les professionnels du secteur du tapis traditionnel. Ainsi, les premiers diagnostics relèvent surtout des problèmes d’inconstance dans la qualité du tissage. L’usage de la matière première, de mauvaise qualité, expliquerait en grande partie le déclin de la production. L’usage de colorant non solide et aussi de technique de tissage non soignée engendre un produit bon marché. Pour les artisans, c’est le circuit de commercialisation qui ne suit plus. «Les commerçants ne payent plus le prix de qualité», soutiennent-ils pour leur part. Et c’est pour sortir de ce cercle vicieux que le secrétariat de l’artisanat a lancé ce premier test: financer la production d’une collection de tapis confectionnés selon les critères de qualité. Une autre assistance sera mise en place incessamment pour le volet commercial. L’idée est de pousser les tisseuses à se regrouper dans des structures de production organisées à l’instar des coopératives. Les associations féminines devraient jouer un rôle de mentor à ce niveau et encadrer les tisseuses. Ces programmes s’inscrivent dans le cadre d’un soutien global de la filière. Le pari sera de mettre à niveau l’ensemble de la chaîne de production et améliorer la qualité des intrants. Des approches différentes seront proposées pour améliorer les techniques de production du tapis et de teinture végétale et offrir une assistance pour la mise à niveau de la filière. C’est une stratégie pour sauver le secteur du tapis qui a régressé d’une manière inquiétante. Alors que dans les années 1980, les exportations du tapis dépassaient les 600 millions de DH, cette filière arrive à peine à réaliser un CA global de 116 millions de DH.

    Badra BERRISSOULE

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