×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Focus

Stratégie nationale de l’artisanat
Fès se débarrasse des activités polluantes

Par L'Economiste | Edition N°:3616 Le 15/09/2011 | Partager
Les fours à gaz remplaceront progressivement les fours traditionnels
Des prêts aux artisans à des taux aussi préférentiels qu’aux agriculteurs
Potiers zelligeurs et dinandiers auront leur petit «village»

D’une importance capitale, la mise en place de fours à gaz dans le secteur de la poterie a pour double objectif l’instauration d’un environnement de travail plus sûr et surtout plus sain grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre

L’escale à Fès promet d’être riche pour le savoir-faire de la région, un des plus réputés du Royaume. En tournée depuis le 8 septembre dans les principales destinations de l’artisanat, Anis Birrou compte ce jeudi inaugurer les journées portes ouvertes de l’Institut de formation destiné aux artisans, la formation étant un des piliers de la nouvelle stratégie nationale. Le secrétaire d’Etat chargé de l’Artisanat doit également procéder à la remise de matériel d’hygiène et de sécurité pour le tannage traditionnel et au lancement de l’opération de démonstration des fours à gaz acquis grâce à des fonds du Millennium Challenge Corporation. Deux grandes opérations qui devraient modifier la pratique de l’artisanat à Fès. Les fours à gaz nouvelle génération et le matériel d’hygiène et de sécurité sont d’une importance capitale pour le secteur de la poterie. Ils permettront l’instauration d’un environnement de travail plus sûr et surtout plus sain grâce à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La poterie, à l’instar des briqueteries ou des hammams, sont des activités extrêmement énergivores (bois, charbon) et tout aussi polluantes pour l’environnement contribuant à gonfler la dette carbone. Cette opération s’inscrit dans le cadre des actions d’appui au profit des artisans tanneurs de Fès. Geste sûrement symbolique, ce sont quelque 450 kits de protection individuels qui sont distribués aux artisans tanneurs de Chouara. Ce projet, rappelons-le, a été boosté grâce à l’accord conclu avec le Crédit Agricole, ainsi que l’explique le département d’Anis Birrou. Les artisans ont bénéficié d’un prêt dont le taux d’intérêt est fixé à 5,45%, soit pratiquement le même que celui proposé aux agriculteurs. En outre, l’avantage de ce prêt, c’est qu’il est octroyé avec un différé d’une année. Un délai qui permet aux artisans d’assurer la transition vers des fours à gaz non polluants, mais aussi de monter de nouvelles unités. Inscrite dans le cadre du Plan de développement régional de l’artisanat (PDRA), l’opération sera finalisée incessamment. Signalons que la lutte contre la pollution artisanale figure parmi les actions prioritaires du développement durable et de la Vision 2015. Dans ce sens, un projet (27 ha) pilote est mené à Fès au quartier Benjellik D’un investissement de l’ordre de 33 millions de DH, un village (comme celui de Oulja à Salé), destiné à regrouper tous les potiers-zelligeurs, est en cours de réalisation. L’objectif étant d’augmenter leur productivité, d’améliorer leurs conditions de travail et leurs revenus et de les appuyer, entre autres, en termes d’équipement. Ainsi, les artisans ayant opté pour le transfert au quartier Benjellik ont bénéficié d’un appui allant du montage du dossier, du suivi, jusqu’à l’aide à l’acquisition des fours à gaz qui atteint 60% du financement. Cette aide leur a été déboursée en février dernier.
D’autre part, le quartier Aïn Nokbi accueille actuellement près d’une centaine d’unités de production de dinanderie sur les 235 prévues initialement et un foundouk financé par la commune de Fès. Ayant bénéficié d’un investissement de plus de 170 millions de DH, ce projet vise, lui aussi, à regrouper les dinandiers opérant dans la médina de Fès. En tout cas, pour les artisans de Benjellik comme pour ceux d’Ain Nokbi, les nouveaux fours contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre contrairement aux fours traditionnels, et assurent une meilleure maîtrise de la cuisson. A la réduction des pertes lors du processus de production, s’ajoute enfin l’amélioration de la qualité des articles. En d’autres termes, ce nouveau matériel a autant d’avantages qui permettent d’augmenter les revenus des artisans.

De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc