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Politique Internationale

La Turquie durcit le ton contre Israël

Par L'Economiste | Edition N°:3610 Le 07/09/2011 | Partager
L’ambassadeur israélien expulsé d’Ankara
Les liens commerciaux et militaires suspendus entre les deux pays
Tel-Aviv refuse toujours de s’excuser sur le drame de la flottille en 2010

Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé mardi qu’il allait appliquer de nouvelles sanctions contre Israël et qu’il envisageait de se rendre dans la bande de Gaza

C’EST décidément un coup dur pour la diplomatie israélienne. L’Etat hébreu vient, en effet, de compromettre sérieusement ses relations avec un de ses rares «pays amis» de la région du Moyen-Orient. La Turquie, avec laquelle Israël entretient depuis des années des liens d’échanges commerciaux et d’entraide dans le domaine de la défense, a radicalement changé de ton en expulsant la semaine dernière l’ambassadeur israélien. Les accords militaires bilatéraux entre les deux pays ont également été suspendus (l’armée israélienne réalise des exercices militaires sur l’espace aérien et maritime turc et des liens unissent les deux camps dans le domaine des hautes technologies de l’armement). Ankara a réagi ainsi suite à la récente publication d’un rapport de l’ONU, attestant que les soldats israéliens avaient eu recours à une «force excessive et déraisonnable» lors de l’assaut, en 2010, d’un bateau transportant un convoi humanitaire qui se dirigeait vers la bande de Gaza. Neuf militants turcs avaient été exécutés à bout portant par Tsahal. En plaidant à l’époque la légitime défense, l’armée israélienne a récidivé récemment en refusant de présenter des excuses officielles sur ce drame. La Turquie a également annoncé le déclenchement d’une procédure devant la Cour pénale internationale sur l’illégalité du blocus de Gaza, où 1,5 million d’habitants sont littéralement pris en otages.
Le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé mardi qu’il allait appliquer de nouvelles sanctions contre Israël, sans toutefois préciser leur nature. Il a également annoncé qu’il envisageait de se rendre dans la bande de Gaza, dans le sillage d’une visite officielle en Egypte. Un symbole particulièrement fort quant au soutien turc à la cause palestinienne. Mais une telle visite pourrait détériorer davantage les relations entre les deux puissances économiques et militaires de la région. D’autant plus que les dirigeants de l’Autorité palestinienne persistent à porter la demande d’adhésion de la Palestine au Conseil de sécurité de l’ONU, une initiative entérinée par Ankara. De son côté, l’Etat hébreu n’a pas joué l’habituelle carte de la provocation. Un haut responsable israélien a affirmé que son pays ne souhaitait pas que les relations avec la Turquie se détériorent davantage, en ajoutant que Tel-Aviv essaierait de redynamiser les liens stratégiques qui l’unissent à Ankara.

Amine EL HASSOUNI

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