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    Politique

    Législatives 2011
    Les jeunes peinent à prendre le dessus

    Par L'Economiste | Edition N°:3606 Le 30/08/2011 | Partager
    Les caciques s’accrochent
    Rotation assurée au sein des instances dirigeantes

    Le rajeunissement des élites permettra de rompre avec les anciennes pratiques politiques critiquées par les jeunes manifestants, et apportera du sang neuf capable de redynamiser l’action politique, en harmonie avec la nouvelle Constitution

    «CE n’est pas chic de ne pas aller voter aux prochaines élections, c’est scandaleux». Adil Douiri, président de l’Alliance des économistes istiqlaliens n’y est pas allé par le dos de la cuillère. En rappelant l’importance de la participation aux élections, il a remis sur la table de discussion le problème du faible taux de participation, reflétant un malaise dans la relation des citoyens avec les élites politiques censées les représenter. L’émergence de nouvelles élites permettrait ainsi de rompre avec les politiciens traditionnels dont l’image a été souvent associée aux fraudes électorales. Cependant, des visages présents sur la scène politique depuis des décennies refusent de décamper pour laisser la place à la nouvelle génération. Différents discours royaux ont insisté sur l’importance du rajeunissement des élites, et cette question est «présente dans les discours des partis depuis des années», affirme Manar Slimi, professeur de sciences politiques à l’Université Mohammed V à Rabat. Mais la vieille garde ne favorise pas cette rotation, en s’accrochant à ses postes. Il suffit d’observer les préparatifs des prochaines élections pour se rendre compte du «retour en force des élites traditionnelles, motivées par des calculs électoraux», note-t-il. En procédant de la sorte, ils risquent de compromettre les grands équilibres de l’Etat voulant faire aboutir les réformes politiques et constitutionnelles. Surtout que «le renouvellement des élites constitue l’un des fondements de la pratique démocratique, qui s’exprime à travers une alternance aux postes à responsabilités», souligne pour sa part Hassan Tarek, membre du bureau politique de l’USFP. Ainsi, il est impératif pour les partis politiques d’apporter du sang neuf dans leurs instances. En cas de statu quo, le mouvement du 20 février pourrait «profiter de la situation pour mobiliser la population contre le maintien des mêmes personnes sur la scène politique, notamment au Parlement», avance le politologue. La dimension sociologique est aussi évoquée pour expliquer la situation actuelle. Si les années 80 et 90 se sont caractérisées par l’émergence de nouvelles élites qui «n’étaient pas issues des mêmes familles traditionnelles», selon Slimi, actuellement, «les élites qui se renouvellent sont celles qui ont les moyens pour le faire», selon Abdelouahed Souhail, membre du bureau politique du PPS. Cette inégalité des chances passe notamment par la fréquentation des meilleures écoles et universités au niveau international. Ce qui favorise des pratiques à l’image de la succession des membres de certaines familles à des postes à responsabilités. Par ailleurs, certains partis assurent avoir mis en place, depuis quelques années, des actions en faveur d’un renouvellement cyclique des membres dirigeants. Cela «dépend de l’évolution de l’environnement institutionnel, et la rotation doit s’effectuer de façon normale», affirme Tarek. Une chose est sûre: les partis semblent avoir saisi l’importance du rajeunissement de leurs structures. Au sein de leurs bureaux politiques figurent actuellement quelques jeunes de moins de 40 ans, de même que la rotation des membres est assurée via des quotas (généralement de 20%).

    Représentation locale

    L’ÉMERGENCE de nouvelles élites est essentielle pour transformer le Parlement en espace de débat, et rompre avec l’image terne de certains parlementaires. Les partis semblent l’avoir bien compris en appelant à la mise en place d’un quota pour les jeunes lors des prochaines législatives. Au-delà de l’institution parlementaire, l’accès de nouvelles élites aux postes à responsabilités est également essentiel pour le développement de la gestion des affaires locales, notamment lors des élections régionales et communales.

    Mohamed Ali MRABI

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