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    Société

    La réinsertion des détenus, grand défi

    Par L'Economiste | Edition N°:3606 Le 30/08/2011 | Partager
    Enseignement et formation professionnelle, les piliers du programme intégré de la Fondation Mohammed VI
    Quatre centres post-carcéraux prévus en 2012

    Le Souverain vient d’inaugurer un centre de formation professionnelle à la prison locale de Tétouan. Ce nouvel établissement, réalisé par la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, propose au total 13 filières

    «Donner une deuxième chance aux détenus». C’est la stratégie adoptée par la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus. «La prison n’est pas seulement un lieu de privation de liberté, elle est aussi un espace de préparation à la réintégration dans la société», souligne Azzeddine Belmahi, coordonnateur de la fondation. Emploi, formation, activités culturelles et sportives en milieu carcéral, les actions en faveur des détenus visent à favoriser leur réinsertion sociale et éviter ainsi la récidive.
    Et à travers ses déplacements, le Souverain a pendant tout ce mois de ramadan, mis les pleins feux sur la population carcérale accordant une attention toute particulière à cette catégorie dans le besoin. Aussi, ce sont trois projets en faveur des détenus qui ont été inaugurés à Casablanca, Marrakech et récemment Tétouan. Le premier est un centre médical polyvalent créé au sein de la maison carcérale de Oukacha. Cette nouvelle structure, d’une capacité de 420 lits, a été réalisée par la direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus pour un investissement global de 15 millions de DH.
    A l’instar des villes de Salé, Casablanca, Agadir et Oujda, Marrakech vient d’être dotée d’un centre d’accompagnement et de réinsertion post-carcéral. La réalisation de cet établissement a nécessité un investissement de 3 millions de DH versés par Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus. Selon Belmahi, «la concrétisation de ce projet entre dans le cadre de l’extension du dispositif de réinsertion socioprofessionnelle des détenus engagé par la fondation et ses partenaires». L’enseignement et la formation professionnelle constituent, en effet, la pierre angulaire de ce programme intégré. L’amélioration des conditions de séjour, les activités culturelles et sportives, la prise en charge médicale et la médiation familiale sont les autres composantes du dispositif. «Pour sa mise en oeuvre, la Fondation Mohammed VI a opté pour une approche par partenariats (offices et ministères...). Ce qui garantit l’efficience des actions», ajoute le coordonnateur.
    Le nouveau centre post-carcéral de Marrakech abrite des ateliers de recherche d’emplois et de montages de projets animés, respectivement, par l’Anapec et la Fondation Banque populaire pour le microcrédit. Il emploie, en outre, des assistants sociaux et une cellule spécialisée dans la recherche d’emplois, l’accompagnement des projets, le soutien au financement, la résolution de problèmes familiaux, administratifs et le suivi médical. Un service de préparation à la réinsertion veille à la mise en oeuvre du programme intégré et visant à mettre entre les mains du détenu, un savoir-faire, un savoir-être et tous les outils à même de garantir sa réinsertion effective dans la société et dans le monde du travail. «Ce service est adossé à un centre de formation professionnelle qui assure aux détenus des formations dans diverses filières», précise Belmahi. Cette phase de diagnostic constitue le préalable à l’admission aux prestations post-carcérales. Pour faciliter leur accès au marché de l’emploi, les ex-détenus bénéficieront au cours de cette année d’une enveloppe budgétaire de 1,7 million de DH dédiée principalement à la réalisation de projets.
    A Tétouan, un centre de formation professionnelle a ouvert ses portes à la prison locale. Et c’est encore la Fondation Mohammed VI qui l’a réalisé pour un investissement global de 11,5 millions de DH. Cet établissement propose au total 13 filières (dessin de bâtiment, réparation des appareils électroménagers, comptabilité, boulangerie, restauration...). Il est ainsi le 41e centre du genre. D’ici 2012, ce programme devrait être généralisé à l’ensemble des établissements pénitentiaires du Royaume. La Fondation prévoit aussi l’ouverture de quatre centres post-carcéraux à Fès, Settat, Tanger et Laâyoune.

    Les prisonniers dialysés

    UNE première au Maroc. Les détenus atteints d’insuffisance rénale peuvent désormais bénéficier de séances de dialyse au sein de leur centre pénitencier. Cette expérience vient de démarrer à la maison carcérale de Oukacha à Casablanca où un centre médical polyvalent vient d’être inauguré. Cette nouvelle structure offre diverses prestations en allant de la médecine générale, en passant par la chirurgie dentaire, jusqu’à l’hémodialyse. Aussi, une unité d’hémodialyse a été mise en place par l’Association Al Amal en partenariat avec la délégation générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion. L’association a procédé à l’équipement de cette unité d’une capacité de trois lits extensible pour un montant de 700.000 DH. Selon Mustapha Faouzi, secrétaire général de l’association Al Amal d’hémodialyse, «cette unité, qui dispose d’une salle de soins et d’une salle de traitement d’eau, prendra en charge au moins 18 patients par semaine». L’ONG compte deux autres centres à son actif (Ben M’sick et Roches Noires) dont le plus grand au Maroc et en Afrique.

    Bouchra SABIB

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