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Sécurité routière: Contrôles musclés

Par L'Economiste | Edition N°:3606 Le 30/08/2011 | Partager
Le principal pilier du programme d’urgence 2011/2013
Gendarmerie et police vont y consacrer 50% de leurs activités
L’alcootest opérationnel dès ce premier septembre

«L’objectif est d’assurer au moins 50% des activités de la police et de la gendarmerie à la gestion de la circulation au lieu de 20% actuellement»

80% des accidents de circulation sont dus au comportement des usagers de la route. C’est le résultat qui se dégage de l’analyse des statistiques établies avant et après l’entrée en vigueur du Code de la route. «L’évolution du taux d’accidentologie reste intimement liée au contrôle», révèle Mohamed Marhraoui, directeur du Transport routier et de la sécurité routière au ministère de l’Equipement et du transport. Une simple circulaire du département de la Justice ordonnant le retrait de permis de conduire pour des infractions liées à l’excès de vitesse et au respect de la signalisation a entraîné la chute de 18% des accidents en 2005. Amélioration vite estompée après l’abrogation de la dite circulaire. Le même phénomène s’est reproduit durant les trois premiers d’application du Code de la route. «Après une baisse significative du nombre d’accidents entre octobre et décembre 2010, une tendance à la hausse a été amorcée dès janvier 2011», analyse Marhraoui. Pourquoi alors ce mouvement de flux et reflux avec les graves conséquences que l’on connaît ? Avant, le contrôle disposait de radars et pas de texte législatif, après c’est l’outil adapté du contrôle qui a fait défaut. Car, le Code de la route a prévu «un système de constatation automatisée des infractions de manière à supprimer l’intervention humaine et fournir une preuve matérielle du délit (photo)», explique le responsable du transport et de la sécurité routière. Or, les anciens radars dont disposent les contrôleurs ne fournissaient pas la preuve telle qu’exigée par la loi. La lacune vient d’être comblée et toutes les acquisitions de radars qui ont suivies et celles programmées répondent à cette exigence. D’ailleurs, le 3e Plan stratégique d’urgence intégré (PSIU III) cible avant tout la mise en œuvre de la totalité des dispositions de la loi 52-25 portant code de la route. A la différence des plans précédents, le PSIU III a intégré deux nouveaux axes dédiés en particulier à l’éducation, à la recherche scientifique, la veille technologique sur la sécurité routière et au respect des temps de conduite et du repos pour les poids lourd. Il s’agit bien sûr pour le premier axe d’intégrer la composante éducation routière dans le cursus tout au long de la scolarité. Mais pour ce qui est de la recherche scientifique, l’objectif est de cerner au mieux le comportement des usagers de la route, notamment les plus exposés aux dangers de la circulation. Un comportement que d’aucun qualifient de spécifique au pays notamment en ce qui concerne les piétons et les deux roues. Les automobilistes ne sont pas en reste : le degré de respect de la signalisation est souvent fonction de la présence de l’agent de contrôle.
En ce qui concerne, le respect du temps de repos l’administration ira jusqu’à distribuer des lots de disques pour équiper les chrono-tapygraphes avec nom pré-imprimé du chauffeur pour éviter la triche.
Pour lutter contre l’excès de vitesse, facteur aggravant en cas d’accidents, le nombre de sorties des brigades équipées de radars mobiles sera augmenté. Pour la Gendarmerie royale, il s’agit d’atteindre immédiatement 4.000 sorties par mois et 6.000 avec les acquisitions en 2011 de 200 radars portatifs et 30 montés sur véhicules. Pour la sureté le nombre de sorties pour contrôler l’excès de vitesse atteindrait 2.000 par mois et autant pour la conduite sous l’effet d’alcool. Ce dernier sera effectif via les alcootests dès ce 1er septembre.
«L’objectif est d’assurer au moins 50% des activités de la police et de la gendarmerie à la gestion de la circulation», annonce Marhraoui. Pour le moment ces deux n’en consacrent que 20% de leurs activités. Ce contrôle cible par ailleurs, la signalisation, le respect de la priorité, le port de casque, de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone et le transport des enfants de moins de 10 ans sur le siège avant.
Un Parallèlement, une procédure de contrôle de l’état mécanique et de confort des véhicules ainsi que des conditions de santé des conducteurs sera introduite au niveau des gares routières. Ce contrôle sera mené de manière inopinée par des brigades mixtes regroupant les agents du ministère du Transport, de la gendarmerie et de la sûreté nationale.

Budget

Le programme d’acquisition des équipements de contrôle conformes au code de la route nécessite un budget de 428 millions de DH. Il est réparti à raison de 202 millions de DH au profit de la gendarmerie pour l’acquisition de 400 radars portables, 180 radars patrouilles, 400 alcootests et 75 bascules mobiles. La sureté nationale se voit attribuer 118 millions de DH notamment pour l’achat de radars, d’alcootests et de testeurs de pneus. Le reste sera dépensé par le ministère du Transport pour l’acquisition de bascules mobiles, de la mise en place de stations fixes et l’achat de kits de pré-signalisation.

 

A. G.

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