Courrier des Lecteurs

Courrier des Lecteurs

Par L'Economiste | Edition N°:3603 Le 25/08/2011 | Partager

La privatisation peut-elle assainir les comptes de l’Etat?

 

Pas vraiment...
Je pense que la privatisation n’est pas une bonne solution. On a déjà vécu l’expérience et cela a provoqué des dégâts très considérables côté social. Il faudrait mieux que l’Etat cherche d’autres solutions.
Par exemple: revoir d’une façon approfondie le système fiscal qui présente des failles et des manques à gagner aux caisses de l’Etat.
B. E.

 Logique économique
La privatisation est une logique économique. L’Etat est un mastodonte qui doit s’occuper des grands travaux et des grandes institutions: éducation, armée, police, transport, etc.
L’avantage c’est que la société privatisée est obligée d’être performante pour gagner de l’argent pour elle-même et pour payer ses impôts. A condition de mettre la bonne personne à la bonne place.
H. I.

Pour relancer l’économie
La privatisation est un mal nécessaire dans le contexte actuel. Mais attention à la manière dont les produits de la privatisation seront affectés: la sagesse consiste à s’en servir pour créer de la richesse et relancer l’économie; la facilité est de s’en servir pour, soi-disant, maintenir la paix sociale.
M. B.

 Il faut privatiser RAM
Il y a encore une décennie, l’aviation était un secteur clé et sensible pour un Etat. Or, aujourd’hui, la donne a changé et il est temps de penser à privatiser Royal Air Maroc. Les échecs se multiplient et la compagnie perd énormément en qualité, en compétitivité et en crédibilité.
K. A.

 Privatiser? Oui, mais à petites doses!
Rendre au marché ce qui appartient au marché, oui! Brader les joyaux de l’économie marocaine, surtout ceux qui sont stratégiques, non! La privatisation peut être salutaire car elle permet de renflouer les caisses de l’Etat, de se désengager de business non stratégique, d’ouvrir la concurrence et donc de baisser les prix pour le consommateur. Elle permet aussi de redonner vie à des organisations désuètes grâce à une remise à niveau (standards de gestion) par les investisseurs privés et, enfin, elle permet à l’Etat de réduire ses dépenses de fonctionnement. Ceci dit, la privatisation est moins intéressante lorsqu’elle est uniquement opérée pour drainer de l’argent sans aucune vision stratégique. Cela peut se payer très cher si l’opération n’est pas bien structurée. Ce n’est donc pas une solution miracle aux déficits (ça se saurait!), ce sont des opérations ciblées et ayant un sens économique. Il ne faut y aller que si l’opération est réellement justifiée.
Le Maroc a déjà connu les déboires des privatisations précipitées, tout le monde se souvient du dossier Simef ... Et puis, franchement, vu l’état de nos finances qui sont loin d’être désastreuses, notre pays peut encore émettre du papier pour se financer!
M. T.

Assainir l’administration

Avant de penser à privatiser les entreprises, il faudrait -à mon avis- commencer par assainir l’administration. C’est de là que viennent tous les maux dont souffre notre pays. Laxisme, absentéisme, corruption… autant de fléaux qui plombent, in fine, la bonne marche des affaires.
Car, si l’entreprise est à la peine, c’est aussi à cause de l’administration. Pour le moindre certificat, il faut graisser la patte du fonctionnaire qui alors peut vous délivrer même un document «falsifié». C’est pourquoi on se retrouve avec des morts qui donnent des procurations à des tiers!
Les services administratifs ont mauvaise réputation auprès des investisseurs étrangers. Du moins ceux qui veulent travailler de façon honnête, mais ils font le bonheur de tous les gens véreux qui pensent que le Maroc est le pays de l’impunité.
A bon entendeur….
F. E.

Paix sociale?
La paix sociale ne s’achète pas comme cela, en privatisant à tour de bras. Créer de l’emploi, cela ne veut pas dire qu’il faut obliger des entreprises publiques déjà étranglées à embaucher massivement. Il faut plutôt encourager les petites et moyennes entreprises à se développer. Et surtout assainir le monde de l’administration et des affaires de la corruption. Les voleurs de deniers publics doivent rendre compte de leurs actes. Il ne sert à rien que la Cour des comptes nous fasse chaque année son rapport, s’il n’y a aucune suite.
M. A.

                                                                                                                                         

 

Jeunes: Allez-vous voter lors des prochaines législatives?  

Rien ne va changer
Non je ne voterai pas, pour la simple raison que je n’ai pas confiance dans le système. Je suis persuadé que rien ne va changer. Tout ce cinéma, c’est pour éviter la tempête qui balaie les pays arabes et aussi pour faire bonne impression devant les partenaires économiques et donateurs étrangers.
R. L.

Changement, évolution, droits...
Nous, jeunes citoyens marocains, demandons le changement et le respect des droits de tous. On ne veut plus d’une société à deux vitesses. Aussi, pour faire bouger nos politiciens il faut aller aux urnes. Personnellement, je vais voter sauf que je ne sais toujours pas pour qui exactement. Il faudra que je me documente d’abord.
N. Z.

Pas d’accord

Je suis contre ces élections et je ne voterai jamais tant qu’il n’y aura pas de changement dans les formations politiques existantes.
J’attend l’arrivée de vrais partis qui représenteront la population marocaine. Je n’ai pas voté la Constitution et aussi je ne voterai pas lors des élections.
A. I.

Les dinosaures
Tant que les vieux dinosaures de la politique s’accrocheront à leurs postes, je n’irais pas voter. Je veux du changement et c’est par les partis politiques qu’il faut commencer à faire le ménage. Rajeunissez le paysage politique marocain, personne n’est indispensable.
A. Z.

Pour qui, pourquoi?
Sincèrement, je ne sais pas pour qui et pourquoi je vais voter. Comment choisir entre ces 34 partis en lice qui ont tous le même programme, les mêmes objectifs : se placer pour obtenir des postes à responsabilité. Aucune figure politique n’a de charisme et n’est capable de mobiliser les foules. En plus, je vais vous avouer une chose : je comprends plus ce qui se passe dans la politique française que chez nous. En France, le jeu est clair et l’on connaît les candidats. Ici, nos politiciens, on les voit uniquement à la veille des échéances électorales.
F. E.

                                                                                                                                                               
 
Foot professionnel: De l’espoir?
La professionnalisation du championnat national de football est une bonne nouvelle. L’amateur de ballon que je suis se réjouit car, enfin, on peut espérer une amélioration du secteur.
Et surtout, les joueurs seront, je le souhaite, à l’abri de la précarité. On ne va pas y arriver du jour au lendemain, mais c’est déjà un bon départ pour la mise à niveau du football marocain.
FE

 Il faut écouter les journalistes
Nos responsables devraient tenir compte des médias. Chaque jour, les journalistes s’attachent à informer l’opinion publique sur ce qui va et surtout sur ce qui ne va pas dans notre pays.
Seulement personne ne les écoute. Aucune suite n’est donnée à leurs articles, mais si un journaliste «dérape» car il a touché quelque chose de «sacré», là on réagit. Mais cela c’est une autre histoire.
La presse joue un rôle important et il faudrait être plus attentif à ce qu’elle dit ou écrit. Les problèmes que les médias ont soulevés ou dénoncés sont légion: grèves à répétition qui bloquent les affaires des citoyens dans la justice, dans l’enseignement, à la conservation foncière, chez la RAM, à l’OCP..., mauvaise gestion dans les villes, des projets qui démarrent et ne finissent jamais, la prolifération des bidonvilles favorisé par la complicité des autorités locales, le fléau des marchands ambulants, les attentes des jeunes… On peut continuer sur des pages entières.
Tous ces problèmes ont des solutions à condition qu’on veuille se pencher dessus. Nos responsables sont interpellés. La démocratie est en jeu et l’on ne peut continuer à faire la politique de l’autruche.
Un lecteur en colère

Concurrence: Plus de moyens au Conseil
C’est très important pour assainir le climat des affaires. C’est une garantie supplémentaire pour l’entreprise et une protection pour le consommateur. Bien au contraire, il faut renforcer le Conseil de la concurrence, lui donner les moyens d’agir, exiger que son rapport annuel soit public.
C’est une garantie de l’Etat contre la rapacité de certains opérateurs économiques.
E. U.

                                                                                                                                           

Réaction à l’article sur la pollution du fleuve Moulouya
La pollution de la Moulouya est un drame. Malheureusement, ce genre d’incident n’est pas isolé. En effet, les lois sont bafouées et toutes les mesures pour protéger l’environnement ne sont pas appliquées. Ainsi, il n’existe pas de cadre légal pour définir les responsabilités, que ce soit celle du riverain, de la société ou de l’administration publique. Les peines qui existent même en cas de responsabilité du pollueur sont des amendes et ne relèvent pas du pénal, alors que ces incidents peuvent exterminer faune et flore, avec des conséquences dramatiques pour l’homme. Le manque de sensibilisation des citoyens à l’importance de l’environnement et à leurs droits et devoirs (aucune éducation civique à l’école, ni à la télé, ni à la radio) est flagrant. Il suffit de regarder le peu de cas que les Marocains font de l’utilisation du sachet plastique (qui met 500 ans à disparaître de la nature). Alors que l’utilisation du panier classique éliminera le problème et fera revivre cette industrie ancestrale du panier. Les solutions ne manquent pas. C’est juste une question de volonté.
M. A.

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