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    Politique Internationale

    DSK pas encore blanchi

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    Il peut être reconnu responsable civilement
    L’avenir politique compromis?


    C’EST presque la fin du bras de fer judiciaire qui oppose depuis trois mois l’ancien patron du FMI et la femme de chambre du Bronx. A l’heure où nous mettions sous presse, Dominique Strauss-Kahn devrait être blanchi, hier mardi 23 août, des accusations portées à son encontre par le juge Michael Obus lors d’une ultime audience devant le tribunal pénal de Manhattan. Comme tous les experts le prédisent, le juge new-yorkais devrait suivre la recommandation du parquet d’abandonner les sept chefs d’accusation, dont tentative de viol, agression sexuelle et séquestration, qui pèsent sur l’ancien directeur du FMI. DSK devrait alors récupérer son passeport et être libre de quitter les Etats-Unis. Le très probable abandon des poursuites pénales contre Strauss-Kahn ne mettra cependant pas un point final à l’affaire. Aux Etats-Unis, on peut être blanchi au pénal mais reconnu responsable civilement, ont souligné plusieurs juristes.
    Le procureur Cyrus Vance a expliqué dans un long argumentaire de 25 pages adressé au juge, que Nafissatou Diallo, avait menti de manière répétée aux enquêteurs. L’enquête a mis en lumière des éléments matériels prouvant qu’il y avait bien eu une relation sexuelle précipitée avec l’ancien patron du FMI, mais qu’il était impossible d’établir de manière indépendante qu’il s’agissait d’une relation forcée. Diallo, selon le procureur, a donné trois versions contradictoires de ce qui s’est passé après sa rencontre avec DSK. Confrontée à ses contradictions, elle a affirmé n’avoir jamais tenu les propos qu’on lui prêtait. Ses mensonges ont sérieusement entamé sa crédibilité de témoin dans cette affaire, ajoute le procureur qui refuse de courir le risque de perdre un procès. Une condamnation au pénal à New York ne peut être obtenue que par un jury unanime, convaincu au-delà du doute raisonnable. La recommandation du procureur a été dénoncée comme un déni de justice par l’avocat de la femme de chambre. Selon lui, le procureur a refusé le droit d’une femme à obtenir justice dans une affaire de viol. Les avocats de DSK, qui avaient plaidé non coupable le 6 juin, ont fait savoir que leur client était reconnaissant de la décision du procureur.
    En France, la recommandation du procureur de classer le dossier a été accueillie avec soulagement par les socialistes, candidats à la primaire y compris. Pour autant, l’avenir politique de DSK sur la scène française reste incertain et nul ne se risque à envisager qu’il soit candidat à la présidentielle de 2012. En France, la plainte déposée par la journaliste Tristane Banon risquerait d’être classée sans suite par manque de preuves. Pour l’heure, le Parquet de Paris dit continuer l’enquête et les interrogatoires.

    F. Z. T. avec AFP

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