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    Politique

    Chabat veut réveiller l’Istiqlal

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    La première place au parti
    Des femmes et des jeunes dans la liste nationale

    Hamid Chabat ne rate aucune occasion pour tirer à boulets rouges sur le PAM

    Décidément, Hamid Chabat, l’homme aux nombreuses casquettes (Secrétaire général de l’UGTM, maire de Fès, député, membre du Bureau exécutif du Parti de l’Istiqlal (PI)… et Coordinateur régional pour les élections) ne semble pas vouloir s’arrêter. Deux jours seulement après le discours royal, il prend son bâton de pèlerin, se réunit avec les militants et annonce la mise en œuvre des directives royales visant à mieux impliquer les jeunes et les femmes dans la vie politique.
    Lors d’un meeting organisé lundi soir à Fès, Chabat a, en effet, annoncé que la liste nationale du parti de la balance pour les prochaines législatives sera composée de 74 candidats dont 37 jeunes de moins de 35 ans et 37 femmes. Cela, bien évidemment, si le ministère de l’Intérieur et les autres formations politiques acceptaient le principe d’une liste nationale comportant à parts égales jeunes et femmes.
    «Un temps viendra où l’on ne parlera plus de quota pour les femmes. Pour nous, l’égalité du genre est tout à fait normale. Elle est même constitutionnelle. D’ailleurs dans le paysage politique marocain, l’Istiqlal est le seul à pouvoir compter au sein de son comité exécutif une femme et trois jeunes qui ont moins de 40 ans», renchérit Chabat.
    En tant que coordinateur régional pour les élections législatives anticipées du 25 novembre, Chabat ne veut pas encore dévoiler les noms qui figureront sur les listes électorales. Et cela, tant que le découpage établissant les limites et le nombre de circonscriptions n’est pas encore connu. Toutefois, selon lui, ces listes seront confectionnées d’après «le consensus habituel dont le PI a toujours fait preuve». Un consensus qui placera en tête de liste les candidats qui «ont du charisme, qui font l’unanimité, et qui peuvent mettre en œuvre le programme du parti.
    Solidarité partisane oblige, Hamid Chabat n’a pas manqué de défendre le travail gouvernemental. Le patron de l’UGTM notera ainsi que l’actif de l’actuel gouvernement est positif à plus d’un titre : emplois, investissements, santé publique... En gros, pour Chabat, «le Maroc a su tirer son épingle du jeu dans un contexte de crise internationale et malgré les entraves du ministre des Finances (dont les départements gérés par l’Istiqlal ont eu beaucoup à souffrir) et l’opposition farouche du parti du tracteur». On s’y attendait et cela n’a pas raté. Depuis les communales de juin 2009, toutes les occasions sont bonnes pour tirer à boulets rouges sur le Parti authenticité et modernité (PAM). Lundi dernier, Chabat revient à la charge et «reconnaît au moins une bonne chose en faveur de ce parti: il a débarrassé l’Istiqlal des démons et des traîtres». Salah Eddine Mezouar, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), n’a pas été, non plus, épargné par l’invective de Chabat. Sans le nommer expressément, Chabat l’interpelle sur le fait d’avoir fait appel à un bureau d’études français pour élaborer le programme de son parti». «Nous par contre, au sein du PI, nous faisons confiance à nos cadre pour élaborer le meilleur des programmes», compare-t-il
    Sur un tout autre volet, Chabat soulignera qu’«il ne faut pas oublier que la Constitution de 2011 est venue alors que c’est le PI qui dirige le gouvernement». Cette Constitution, poursuit-il, «ouvre des perspectives démocratiques prometteuses pour le parachèvement de l’édification d’un Etat moderne de droit et des institutions». De fait, contrairement à ce qui se passait jusqu’à présent, le futur chef de gouvernement sera responsable de toute son équipe. «Abbas El Fassi était l’homme de l’étape de 2007. On savait que c’est le conseil des ministres qui avait le réel pouvoir. Mais, pour le conseil du gouvernement, il fallait un homme que l’on respecte…», souligne Chabat. «Aujourd’hui, avec la nouvelle Constitution, le prochain chef du gouvernement exercera un réel pouvoir».
    Chabat qui s’adressait aux militants du parti de l’Istiqlal et aux syndicalistes de l’UGTM (près de 1.000 personnes), fait montre d’un grand optimisme quant à l’issue des élections législatives: «notre parti proposera des programmes émanant du peuple et c’est pourquoi nous obtiendrons la première place lors des prochaines échéances».  

    Les jeunes du 20 février

    Pour le leader syndicaliste et politique, le «mouvement du 20 février» avait des revendications nobles au départ. «Ces jeunes revendiquaient des réformes que nous comprenons et partageons en tant que syndicats et partis politiques». Mais, dès que des mouvements extrémistes de gauche et de droite se sont joints à eux, ils les ont divisés. «Ils ont alors montré la vraie face cachée de l’extrémisme», estime Hamid Chabat.

    Youness SAAD ALAMI

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