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    Entreprises

    Logement social
    Grabuges autour du projet Chwiter

    Par L'Economiste | Edition N°:3602 Le 24/08/2011 | Partager
    Les agriculteurs demandent, en plus des indemnisations, un lot de terrain
    Des bidonvillois réclament le financement de leurs constructions
    Le groupe se tient à son cahier des charges qu’il estime sans équivoque

    Le site de Chwiter se veut une nouvelle ville où le social prend la part belle

     Le projet de Chwiter sort de terre mais non sans heurts. Le projet de ville nouvelle initié par Alliances Darna, filiale du groupe Alliances est toujours en proie à une litanie de revendications de la part des agriculteurs. Ils veulent, en plus des indemnisations qui leur ont déjà été versées, un lot de terrain supplémentaire. Une demande que le promoteur refuse. «Notre cahier des charges était bien clair», souligne Karim Belmaachi, DG du groupe Alliances. «Il comprend deux types d’indemnisations. Celles du foncier agricole et le recasement des bidonvilles». Et c’est tout.
    Ce n’est pas le seul problème auquel est confronté le promoteur de Chwiter. Depuis avril dernier, ce dernier fait face à d’autres requêtes plus saugrenues encore: celle des bidonvillois transférés au douar My Jaafar qui réclament une aide financière pour démarrer les constructions des lots qui leur ont été attribués. «Nous n’avons pas les moyens pour financer la construction d’une maison», dit ce père de famille nombreuse. Mokhtar El Biad, un autre habitant du douar, est persuadé que certains de ses voisins ont bénéficié de cette aide. Il faut dire que les bidonvillois de Marrakech ont pris de mauvaises habitudes. Marrakech est la seule ville où le système d’indemnisations comprend un lot de terrain et une compensation financière. Cela a contribué d’ailleurs à la prolifération du fléau.
    Mettre ce projet sur pied relevait du défi. Ce fut un véritable challenge pour le groupe d’autant plus que l’assiette foncière du terrain de Chwiter était assez complexe et ce, dès le démarrage du projet. A l’origine, Chwiter était en effet un ensemble de 4 bidonvilles qui encerclaient des terrains agricoles appartenant aux Domaines, mais occupés par des tiers. Après l’acquisition du terrain, il a fallu libérer l’assiette foncière et raser trois douars: Bouikadom, Ait Ichou et Sedra. Leurs habitants ont été transférés dans le quatrième douar, My Jaafar inscrit dans les programmes de restructuration. Et c’est le promoteur qui s’en est chargé. L’opération comprenait le transfert de 638 baraques  en provenance des 3 douars rasés et  la restructuration de 385 autres du douar My Jaafar. Assainir l’assiette foncière passait également par l’indemnisation des agriculteurs qui occupaient les terres agricoles. Chaque occupant a été indemnisé à hauteur de 14 DH/m2 pour le terrain nu, 500 DH pour chaque arbre ou olivier planté, 300 DH par mètre pour les puits et un autre prix pour les constructions et dépendances. Une opération qui a coûté au promoteur la bagatelle de 65 millions de DH.
    Pour l’heure, la première tranche du projet est terminée et une partie des logements a été livrée. Les travaux de viabilisation de l’ensemble du site, quant à eux, sont achevés à 85%. Lancé en 2007, ce projet de ville nouvelle avait pour objectif de présenter une offre diversifiée et à des prix inférieurs à ceux pratiqués à Marrakech. Pour le site de Chwiter, Alliances Darna a opté pour une architecture, alliant modernité et tradition dans un  pôle urbain de 217 hectares sis à 15 kilomètres de Marrakech. A l’horizon 2015, cette ville devrait être entièrement achevée et composée de 17.000 unités de logement censées accueillir quelque 60.000 habitants. Le projet comporte aussi des commerces, des écoles, des dispensaires et un lourd investissement au niveau des voiries.

    15 millions de DH pour des propriétaires escroqués

    En 2010, Alliances Darna avait dû faire face à la grogne de 500 propriétaires escroqués qui avaient acquis des parcelles de terrain de Chwiter dans les années 2000. Ces propriétaires lésés se sont constitués en association. Alliance a dû trouver un compromis en collaboration avec la province du Haouz en mettant à la disposition de ces propriétaires 500 appartements sociaux à des prix inférieurs à ceux du marché. C’est la fondation Alliances qui a payé la différence. Soit 15 millions de DH.

     Badra BERRISSOULE

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