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    Politique Internationale

    Libye: La chute de Tripoli

    Par L'Economiste | Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager
    Kadhafi introuvable, ses deux fils arrêtés
    L’UE a appelé à des élections libres et rapides

    Le gendarme boursier, Securities and Exchange, et la justice américaine sont déterminés à tirer les choses au clair concernant les subprimes qui ont engendré la crise financière de 2008

    LA chute du régime de Kadhafi n’est plus qu’une question d’heures. Les rebelles ont affirmé, hier lundi 22 août, contrôler toute la ville, exceptée la résidence de Mouammar Kadhafi qui aurait pris la fuite à l’étranger. Ces deux fils ont été arrêtés, dont l’un, Seif al-Islam, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité. Et de plus, le Conseil national de transition (CNT) est désormais reconnu par de nombreux pays. D’ailleurs, même l’ambassade libyenne à Rabat a officiellement annoncé son ralliement au CNT.
    La communauté internationale est mobilisée. L’UE a appelé à des élections libres rapides en Libye et a jugé que l’effondrement du pouvoir à Tripoli donnerait un nouvel élan au printemps arabe. Les présidents de l’Union européenne, Herman Van Rompuy et de la Commission européenne, José Manuel Barroso, veulent une transition démocratique basée sur la justice, l’inclusion et l’intégrité territoriale. Les européens craignent que la chute du régime du colonel Kadhafi ne donne lieu à des règlements de comptes. Ce qui ne feraient que compliquer les efforts de réconciliation nationale. Ceci dit, Alain Juppé, le ministre des Affaires Etrangères a proposé la tenue d’une réunion du groupe de contact la semaine prochaine. Pour sa part, David Cameron a invité la rébellion à faire preuve de retenue et à ne pas se venger sur les pro-Kadhafi.
    Washington et d’autres capitales se sont aussi dites préoccupées par l’après-Kadhafi. «Le mouvement contre le régime Kadhafi a atteint un point de non-retour. Tripoli se libère de la poigne du tyran après 42 ans de règne», a déclaré le président Barack Obama en vacances dans le nord-est des Etats-Unis. Il a appelé aussi les rebelles à préserver les institutions de l’Etat et chercher une transition vers la démocratie qui soit juste et inclut tout le peuple libyen.
    La Ligue arabe s’est pour sa part dite totalement solidaire des rebelles libyens. L’Organisation de la coopération islamique (OCI) a félicité le peuple libyen pour la réussite de sa révolution. A noter que le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (UA) devait tenir une réunion d’urgence consacrée à la situation en Libye. Le comité des médiateurs de l’UA pour la Libye doit également se réunir ce jeudi pour discuter de la crise, à la veille d’une nouvelle réunion du Conseil de paix et de sécurité au niveau des chefs d’Etat. Un des rares alliés du dirigeant lybien, le président vénézuélien, Hugo Chavez, a accusé les Occidentaux «de détruire Tripoli sous leurs bombes» et de vouloir «s’emparer d’un pays et de ses richesses».

    Vue de la Tunisie

    EN Tunisie, on commence déjà à faire les comptes. D’abord, une garantie pour la révolution tunisienne qu’il n’y aurait pas d’ennemis véreux aux frontières sud comme l’étaient Kadhafi et ses enfants. Ainsi d’importantes forces militaires et de sécurité intérieure jusque là mobilisées sur ce front peuvent « battre en retraite » dans le strict sens d’une certaine démobilisation et d’un redéploiement en vue d’autres taches. Ensuite et dans l’immédiat, le retour des 900.000 libyens dans leur pays libéré avec ce que cela veut dire comme accalmie de la consommation et des prix. Enfin, les larges opportunités qui s’offrent aux tunisiens pour prendre la part la plus active dans la reconstruction du pays. A cela, faut-il encore ajouter le retour probable, certainement après l’Aid, des dizaines de milliers de travailleurs tunisiens refoulés vers leur pays depuis le déclenchement des affrontements entre les troupes de Kadhafi et celles des révolutionnaires en février dernier.

    F. Z. T avec AFP

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