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    Régions

    Rabat/Tramway: Dangereuses voieries

    Par L'Economiste | Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager
    Les trottoirs et l’éclairage encore non achevés à l’origine des accidents
    Le financement des travaux pose problème

    En arrivant de la station terminus de la ligne n°2 vers le centre ville en passant par le boulevard Mohammed Ben Abdellah, les passants sont obligés d’emprunter la chaussée ou la voie du tram. L’absence de trottoirs aménagés représente un danger pour la sécurité des passagers

    Des trottoirs non finis, sont des trottoirs dangereux. Une habitante de Salé en a récemment fait les frais au péril de sa vie. En l’absence de trottoirs aménagés, elle a emprunté la voie du tram, par lequel elle s’est fait renverser. Si les habitants de Rabat-Salé s’étaient réjouis de la mise en marche du tramway dans leur zone, sa mise en service a créé des problèmes dans certains quartiers situés le long de la voie.
    Il s’agit notamment des zones proches de la ligne n°2 à partir du centre ville jusqu’à la station terminus près de l’hôpital Moulay Youssef à Akari. Cela à cause du non achèvement de plusieurs travaux entamés au moment de la construction du réseau. Et en premier lieu, l’aménagement des trottoirs. Ainsi, en se dirigeant de la station terminus de la ligne n°2 vers le centre ville en passant par le boulevard Mohammed Ben Abdelah, les passants sont obligés d’emprunter la chaussée ou la voie du tram. Cela à cause de l’absence de trottoirs aménagés, ce qui représente un danger pour la sécurité des passagers. «Les travaux de la réfection des trottoirs ont été entamés depuis presque une année parallèlement au chantier de construction de la plateforme du tram», se rappelle un propriétaire d’un local de commerce près de la station terminus au quartier Akari. Avant d’ajouter «Les travaux de voirie et de carrelage auraient dû en principe être terminés avec la mise en service du tramway. Mais les entreprises ont abandonné le chantier dans un état brut». Une situation qui se répercute sur l’activité des commerçants de cette zone, dont le chiffre d’affaires s’en ressent. «Faute d’infrastructures adéquates et d’endroits où stationner les véhicules, les clients nous désertent», déplore un gérant de magasin.
    Mais ce ne sont pas les seuls problèmes dont ils auront à pâtir. L’éclairage public le long de la ligne n°2 est également défaillant, à l’exception des stations d’arrêt du tramway. Quelques tronçons dans le centre ville ne sont également pas éclairés. Ce défaut d’éclairage aggrave davantage l’insécurité des habitants dès que la nuit tombe et favorise les accidents de la circulation.
    Qui donc est responsable de l’achèvement des chantiers restants? «Dans le cadre d’une convention de partenariat, la ville devrait mobiliser le financement et l’agence du Bouregreg devrait se charger des travaux restants», précise un responsable de la Wilaya de Rabat. Selon ce dernier, l’agence a adressé dernièrement une liste des travaux à réaliser et réclame une enveloppe de près de 55 millions de DH. Un montant que la ville ne peut pas mobiliser pour le moment eu égard à sa situation financière fragilisée, selon ce même responsable. Un deal qui semble d’ores et déjà compromis si des efforts ne sont pas fournis par les deux parties.
    La wilaya rassure, insistant sur la prochaine reprise des travaux jusqu’à leur achèvement définitif. Comme pour le chantier de rénovation du boulevard Hassan II qui abrite une partie de la ligne n°2 du tram. Ce projet porte sur les travaux de voirie, de carrelage et d’éclairage.

    Noureddine EL AISSI

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