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    Economie Internationale

    L’or continue de battre des records

    Par L'Economiste | Edition N°:3601 Le 23/08/2011 | Partager
    La récession américaine et la crise de la zone euro, principaux catalyseurs
    La Fed pourrait accentuer ce phénomène par un nouveau «quantitative easing»

    Si Ben Bernanke, le président de la Fed annonce une nouvelle mesure d’assouplissement quantitatif, le prix du métal jaune pourrait dépasser la barre de 1.900 dollars l’once dans les jours qui viennent

    LA dégradation de la précieuse note «AAA» de la dette américaine par l’agence Standard & Poor’s continue de bouleverser les cours de l’or. Le prix du métal jaune a encore augmenté de 1% hier 22 août par rapport à la fin de la semaine dernière, l’once ayant atteint 1.890 dollars ! Il s’agit de la troisième augmentation en quelques jours, marquant ainsi un record de tous les temps pour le prix du précieux métal. Ce phénomène intervient dans une conjoncture mondiale marquée par la récession économique aux Etats-Unis, ainsi que la crise de la dette dans l’eurozone. La ruée des investisseurs vers le métal jaune, cherchant un élément de refuge et de sécurité, justifie la flambée de son prix au comptant.
    Les investisseurs américains attendent toujours des signes positifs de la part de la Réserve fédérale américaine (FED), qui devrait annoncer un nouveau plan de relance économique dans les jours qui viennent. Le président de la Fed, Ben Bernanke, avait lancé, il y a un an, la deuxième série de mesures d’assouplissement quantitatif (« quantitative easing ») afin de stimuler l’économie. Ceci consiste en l’achat de titres d’obligations ou des bons de Trésor (appelés les Treasuries) afin d’augmenter les liquidités présentes sur le marché et dans les caisses des banques. Ce qui n’a pas réellement convaincu les marchés financiers, qui appréhendent une nouvelle décision d’assouplissement quantitatif.
    Une liquidité croissante conduirait à une inflation beaucoup plus élevée et donnerait une raison aux investisseurs pour acheter de l’or. Le prix du métal jaune pourrait ainsi, selon certains analystes, dépasser la barre de 1.900 dollars l’once dans les jours qui viennent.
    Les européens, toujours affaiblis par la situation de surendettement qui touche la Grèce, le Portugal, Chypre, l’Espagne et l’Irlande voient d’un mauvais œil l’implication du vieux continent dans le « sauvetage » des Etats-Unis. Le spectre de la crise des subprimes et des « crédits toxiques », ayant contaminé la majorité des banques européennes, plane toujours sur les esprits des dirigeants de la zone euro. La chancelière allemande Angela Merkel a ainsi tenu à fermer la porte à un éventuel rachat des titres d’obligations de la zone euro en tant que moyen de résolution de la crise de la dette, disant qu’elle ne laisserait pas les marchés financiers dicter les solutions de sauvetage à entreprendre.

    Amine EL HASSOUNI

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