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    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3598 Le 18/08/2011 | Partager

    Selon vous, quel sera le visage d’un nouveau gouvernement?

    - Les élus:
    Le nouveau gouvernement ne peut être composé d’un seul parti mais une coalescence sera nécessaire et obligatoire. Je crois que trois ou quatre partis pourront remporter un nombre de postes semblables avec des écarts de 4 à 20 postes. Mais la question qu’on doit se poser, est-ce que ces partis ont des élus compétents et capables de convaincre les électeurs avec un nouveau langage et une mentalité différente?
    Ce qu’on craint, c’est que le taux de participation ne soit pas élevé. Je vois que la non dissolution de la deuxième chambre de représentants aura un effet négatif sur la cartographie régionale. Plusieurs représentants de la 2e chambre ont un pouvoir sur la commune qu’ils représentent où dont ils sont élus. Plusieurs d’entre eux occupent le poste de président de région.
    A. A.
    - Besoin de nouveauté:
    Je pense que la question de la configuration du prochain gouvernement doit être précédée par une interrogation sur le déroulement des prochaines échéances électorales car les membres du gouvernement seront en fin de compte issus des urnes. Le vrai débat devra porter dans ce cas sur les profils des candidats des partis politiques, leur âge, les programmes à présenter et l’engagement politique des uns et des autres. Le nouveau gouvernement constituera une photographie des élus qui représenteront la population au sein de l’hémicycle. Notre pays a besoin de vrais parlementaires qui sauront défendre les concitoyens qui vont voter pour eux et servir ce pays avec dévouement et abnégation. De nouveaux visages qui impulseront une nouvelle dynamique à la construction démocratique de notre pays. De patriotiques avérés qui placeront l’intérêt général au dessus de toute considération partisane ou individuelle. D’intellectuels reconnus qui hisseront notre pays au niveau des nations développées. Bref, de jeunes gens honnêtes et intègres qui pourront propulser le pays vers de nouveaux horizons et consolider l’élan et les acquis enregistrés sous peu.
    R. S.
    - Le PJD, avec une coalition:
    Le PJD est une force politique nouvelle qui n’a pas encore, à ma connaissance, exercé le pouvoir au plus haut niveau de l’Etat. Sa motivation et son envie de tenter et réussir cette expérience sont très grands (c’est un énorme plus). C’est aussi un parti qui a son assise au niveau de toutes les catégories sociales et toutes les régions du Maroc. Je pense qu’il arrivera en tête des élections et donc, nouvelle Constitution oblige, le premier ministre sera PJDiste (Benkirane le fera bien en calmant un peu son ardeur, sinon la sagesse de El Otmani est toute indiquée pour ce poste avec la configuration d’une large coalition: simple point de vue). Bien entendu je ne pense pas que le PJD gouvernera seul (tout simplement je ne pense pas qu’il aura la majorité des Sièges), donc il le fera avec d’autres (selon le poids des uns et des autres, les affinités politiques, donc une coalition sera obligatoire). Mon avis: j’espère que cette coalition sera la plus large possible. En effet, le Maroc entre dans une ère nouvelle et cette nouvelle expérience mérite d’être réussie (nous n’avons pas le droit de la rater, notre Roi y a mis toute sa conviction et toute la force de sa jeunesse…). Maintenant quels sont les partis qui doivent gouverner? Tous les partis qui obtiendront 5% des voix et plus, excepté le PAM (bien que ce parti soit dynamique et prônant le progrès) doit éviter de participer au nouveau gouvernement du fait que son image est liée à celle de El Himma et que celle ci s’est ternie, à raison ou à tord, ces derniers temps (il paye son amitié avec le Roi, c’est un homme que j’estime, il est courageux et moderne). Parlons des futurs hommes du nouveau gouvernement: on a crié partout haut et fort qu’il faut des hommes nouveaux et jeunes. C’est un bon slogan et ça plait. Mais, l’expérience et la compétence ont toujours été les premiers critères dans n’importe quel choix. La nouveauté et la jeunesse sont des critères secondaires à mon sens.
    NB : je ne suis pas adhérent à un parti politique et encore moins au PJD (mes tendances électorales vont plutôt vers l’USFP ou le PPS).
    S. H.

                                                                                                                                                             

    Lettre ouverte au G20 (1re partie)    

    Nous nous comprendrons que si vous êtes conscients de l’imminence d’un effondrement du système monétaire international et des conséquences tragiques que cela aura sur la population mondiale. Vous savez plus que quiconque que les mesures prises par la FED au courant de ses 20 dernières années ont crée plusieurs bulles. La dernière qui nous a explosé en pleine figure en 2008 est celle de la fameuse affaire des Subprimes. Vous savez depuis et plus que quiconque que toutes les politiques entreprises pour enrayer la crise se sont avérées non seulement inefficaces mais porteuse d’un bilan négatif et lourd de conséquences pour les Etats. Le fardeau de la dette et les déficits que vous supportez sont in fine intenables. Les agences de notations peuvent maintenant vous priver de votre fameux triple A à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. Vous surveillez de très près le taux auquel vous vous financez. Les banques que vous avez sauvé en 2008 vous infligent aujourd’hui une grosse gifle en retour. Vous vous pliez au désir des marchés sans pour autant écouter vos peuples. L’ingénieuse décision que vous avez finalement prise avec vos banques se résume dans les plans de rigueur. Et à quel moment? Celui ou la crise s’est installée pour durer! Vous savez très bien que la masse monétaire créée en dollars ces trois dernières années pour sauver le système capitaliste est beaucoup plus lourde que la création réelle de richesse qu’elle a engendré. Vous avez tout simplement créé la plus grande bulle du système capitalisme. Je parle bien sûr de la bulle du dollar américain. Par peur de perdre vos avoirs en dollar, vous avez tous accepté de racheter encore et encore des obligations américaines. Sauf que la première puissance mondiale vous a vendu un rêve, celui de revivre les trente glorieuses. Vous ne vous êtes pas arrêté là, vous avez maintenant affûté l’arme qui va faire dégonfler violemment cette bulle du dollar. L’arme, c’est vos sérieux plans d’austérité. Qu’en sera-t-il de la croissance, de la consommation, du taux de chômage et surtout de la grogne des peuples? Comment allez-vous gérer bon dieu tout cela le jour j? Pour enfoncer le clou, vous imposez à vos peuples une plus forte fiscalisation et un rehaussement conséquent de l’âge de la retraite. Vous avez fabriqué ensemble la plus grande arme de destruction massive des peuples. Votre vrai problème et malgré le fait que vous soyez pour la plupart des régimes hautement démocratiques, est que vous agissez aujourd’hui comme de vrais dictateurs. Néanmoins, nous sommes dans l’ère du savoir et de la conscience collective grâce à l’Internet. Le printemps arabe ne sera que le début d’une grande grogne mondiale et qui sera par moment violente même très violente. Alors qu’allez vous faire? Satisfaire une poignée de banquiers ou écouter vos peuples, repenser le système ou le sauver à n’importe quel prix? Je considère en tant qu’économiste que vous avez encore le temps de prendre des décisions historiques, héroïques mais surtout humaines. Ce compte à rebours n’est peut être que de quelques mois avant l’Armageddon financier, à côté, la grosse dépression de 1929 sera rapidement oubliée!o
    Mohamed BICHARA

                                                                                                                                                      

    Rabat /Alger: Le malentendu permanent
    Des relations économiques sans apurement des malentendus politiques, un tel rêve parait ignorer la réalité vécue depuis les années 1954 même si le pragmatisme est le bienvenu. Le colonialisme français a laissé en 1962 des frontières et des richesses qui ont permis à l’Algérie d’acquérir une stature nouvelle qu’elle ne pouvait rêver avant 1830. Depuis, tous les tenants du pouvoir à Alger pensent à tort ou à raison qu’ils sont entourés de vaisseaux maghrébins qui doivent leur obéir au doigt et à l’oeil. Tracés des frontières, souveraineté du Maroc sur son hinterland saharien, course aux armements, diplomatie belliqueuse, installation de mercenaires à Tindouf, multiples razzias aux frontières, harcèlement des agriculteurs et des éleveurs, toutes les occasions sont bonnes pour maintenir une pression constante sur le Maroc pour l’affaiblir économiquement et diplomatiquement. Ne parlons pas des perfusions financières administrées aux opposants de tous bord du royaume et de la spoliation des 40.000 marocains expulsés sans raison et sans indemnités. La stratégie de Boumedienne est toujours à l’oeuvre et d’abord, au quotidien, dans la presse officielle et «libre». Malgré ces avanies, le Maroc fait profil bas». On ne choisit pas ses voisins» dixit Hassan II dans un de ses discours. Seule l’UMA peut donner une dimension économique digne de ce nom aux relations économiques et commerciales du Maroc avec l’Algérie, mais pas seulement, la Tunisie, la Mauritanie, partagent avec nous un espace et un marché importants à l’échelle de notre continent et nous serviraient dans nos relations économiques avec le Moyen-Orient, la Turquie, voire l’Iran. Mais surtout avec le sous continent noir qu’il soit francophone, lusophone ou anglophone. La Libye, enfin, nous rejoindra dans ce nouveau deal, une fois ses problèmes intérieurs réglés, c’est-à-dire après la chute du dictateur massacreur qui y sévit depuis 42 ans.
    R. O.                                         

                                                                                                                                                                  

     

    En politique aussi existe la date de péremption

    Ils font partie du puzzle mais hélas encore loin de faire le poids. Ceci par défaut de logiciel des idées, démocratie interne floue, absence de réaction sur les sujets brûlants et de leaders charismatiques. Ils reprennent vie en période électorale et sombrent dans la léthargie après. Les années 1945 à 1950 ont donné naissance à l’Istiqlal, l’USFP, le PC, l’après indépendance a vu l’étiolement malgré les enjeux du moment. La confusion des doctrines libérales, socialistes, l’essoufflement des idéologies a donné naissance à des coalitions électorales hétéroclites composées de notables locaux, professions libérales et d’universitaires en mal de notoriété et même au recyclage de certaines fortunes d’origines douteuses mais mécènes très généreux. On pourrait accabler de même les syndicats et les ordres professionnels. Pourtant la représentation populaire à travers les partis est un maillon indispensable dans la construction démocratique. Sinon c’est le gouvernement de la rue avec les dérapages que l’on peut imaginer. Que faire? Les partis sont financés par les fonds publics et doivent remplir un cahier de charges strict tant au niveau éthique, comptable et les élites doivent être exemplaires. Il faut mettre en place un vaste programme pour faire preuve de leur représentativité à tous les échelons démocratiques de la commune jusqu’au Parlement. Les députés ne doivent plus bénéficier de retraites sans cotisations, cumuler les mandats ou entreprendre à titre privé pendant leur mandat. Le découpage électoral et les résultats crédibles doivent accompagner cette mue. Un grand appel d’air générationnel doit se faire même si les générations de l’Indépendance ont jusqu’ici tenu la boutique. Le 21e siècle a besoin de femmes et d’hommes politiques nouveaux, mais personne ne peut s’installer dans un fauteuil pour une durée illimitée car en politique aussi existe la date de péremption. Le monde politique arabe l’apprends à ces dépends.
    J. P.

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