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    Politique

    Elections le 25 novembre et coup dur pour le RNI

    Par L'Economiste | Edition N°:3597 Le 17/08/2011 | Partager
    Mezouar pourrait difficilement se présenter
    Le projet de budget coïncide avec la campagne électorale
    Pas de consensus sur la liste nationale

    Situation embarrassante pour le Rniste Mezouar: l’agenda serré pour les prochains mois compromet ces chances de candidature aux élections

    LE verrou de la date des élections anticipées a sauté. Elles auront lieu le vendredi 25 novembre. Le ministère de l’Intérieur l’a officiellement annoncé à la suite d’une réunion lundi soir avec les dirigeants politiques. La première victime de ce choix est le président du RNI. «La fixation de cette date empêche matériellement le ministre des Finances d’être candidat aux prochaines élections. Et du coup, le président du parti ne pourra pas s’impliquer dans la préparation des élections», martèle Salaheddine Mezouar, dans une déclaration à L’Economiste. En effet, le ministre sera «séquestré» (ndlr: pour reprendre les propos du ministre Rniste) au Parlement au moins du 20 octobre au 20 novembre pour défendre son budget. Donc, il ne pourra pas mener sa campagne électorale ni aller dans les régions, en tant que président du RNI, pour apporter son soutien aux candidats de son parti. «Je trouve ce qui arrive regrettable et préjudiciable», dit-il avec amertume. En tout cas, il va convoquer cette semaine les instances du parti pour trancher dans cette affaire. En attendant, il rappelle que le parti a réclamé les élections pour le 4 novembre, tout en attirant l’attention sur le fait qu’il n’a pas le don d’ubiquité. «Je ne peux pas être à la fois, dans la défense de la loi de Finances et dans les élections législatives. Sans compter l’exploitation politicienne qui sera faite du projet de budget pour 2012», dit-il.
    L’ordre du jour de la rencontre du lundi a porté sur trois points. Outre la date des élections, l’autre point discuté a porté sur la liste nationale. Ainsi, des partis veulent réserver cette liste uniquement aux femmes, sans les jeunes. D’autres s’accrochent au projet tel que présenté par le ministère de l’Intérieur et qui prévoit une liste nationale de 90 sièges à répartir entre les femmes et les jeunes de moins de 36 ans. Si le PPS veut une liste composée de femmes et de cadres (les jeunes ne sont pas évoqués), le RNI a, en revanche, proposé une liste régionale en mesure de faire émerger une élite féminine locale. Le seuil pour cette liste n’a pas été non plus tranché, sachant que les petits partis revendiquent 3%, les grands 8% alors que celui en vigueur est de 6%. Dans ce dossier, c’est le ministère de l’Intérieur qui tranchera, à la lumière des propositions des uns et des autres avancées au cours de la réunion du lundi soir, souligne une source proche du dossier. Le troisième point à l’ordre du jour a concerné le découpage électoral, qui doit correspondre à la province. Ce dossier, très important pour les formations politiques, n’a pas été discuté. Les partis attendent de recevoir les projets de loi avant d’entamer les débats.
    Moralité : la réunion du lundi a été convoquée pour rectifier la date des élections, fixée samedi dernier pour le 11 novembre. Le lendemain, le ministère de l’Intérieur a rectifié le tir lorsqu’il s’est aperçu que Aïd Al Adha tombe à pic en pleine campagne électorale. Le prix du mouton peut être instrumentalisé.
    Auparavant, la date des élections anticipées retenue était le 7 octobre. Entre-temps, les services du département de l’Intérieur ont pris conscience qu’il était difficile de respecter ce rendez-vous, compte tenu des délais réglementaires. D’abord, il faudra 45 jours entre le décret annonçant la date des élections et le jour de leur organisation. Pour respecter ce délai, le décret devrait être publié vers le 21 août. A cela s’ajoutent les 52 jours réglementaires pour la révision des listes électorales.

    M. C.

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