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    Entreprise Internationale

    Standard & Poor’s dans le collimateur de la SEC

    Par L'Economiste | Edition N°:3597 Le 17/08/2011 | Partager
    Le régulateur financier américain enquête sur l’agence de notation
    La dégradation de la note américaine décrédibilisée?

    La SEC cherche à vérifier qu’aucun employé ou collaborateur de l’agence de notation n’ait ébruité, avant l’annonce officielle par Standard & Poor’s, la décision de la dégradation. Ce qui constituerait un délit d’initié

    Les Etats-Unis tentent de trouver un bouc émissaire pour décrédibiliser la dégradation de leur note souveraine. L’organisme fédéral américain chargé de réglementer et de contrôler les marchés financiers, la Securities and Exchange Commission (SEC), a en effet décidé d’ouvrir une enquête sur l’agence de notation Standard & Poor’s (S&P), d’après le «Wall Street Journal». Et ce, afin de vérifier qu’elle a bien respecté l’ensemble de ses procédures internes lors de la décision qui a fait suite à l’abaissement, le vendredi 5 août, de la note «AAA» américaine. Une dégradation qui a fait l’effet d’un séisme économico-financier sur les marchés internationaux.
    La loi Dodd-Frank sur la réforme des marchés financiers a donné à la SEC de nouveaux pouvoirs, dont celui de surveiller en continu l’activité des agences de notation et de mener auprès d’elles des inspections annuelles. La SEC veut donc mettre au clair les méthodes de calcul et la méthodologie employée par l’agence Standard & Poor’s. Remises en cause, ces méthodes sont contestées par le Département du Trésor américain.
    Ce dernier avait en effet déposé plainte auprès du régulateur financier sur une erreur de calcul valorisée à 2.000 milliards de dollars dans les projections budgétaires effectuées par S&P, qui aurait entraîné, à tort selon le Trésor, l’abaissement de la note maximale «AAA» attribuée à Washington. L’agence avait contre-attaqué en estimant qu’il ne s’agissait pas d’une erreur de sa part, mais de différence dans ses hypothèses. La SEC cherche également à vérifier qu’aucun employé ou collaborateur de l’agence de notation n’ait ébruité, avant l’annonce officielle par Standard & Poor’s, la décision de la dégradation. Ce qui constituerait un délit d’initié. Cette rumeur est, selon les analystes, fondée car il y a eu une agitation inhabituelle des marchés financiers internationaux juste avant l’annonce.
    S’il s’avérait qu’il y ait eu délit d’initié, la crédibilité de l’agence pourrait en prendre un sacré coup. Réputée comme étant l’une des agences de notation les plus virulentes, S&P pourrait donc être «punie» pour avoir fait tomber le voile sur la gravité de la dette souveraine du pays de l’Oncle Sam. Avec plus de 14.300 milliards de dollars, cette dette faramineuse a été la principale raison ayant accentué les divergences entre les républicains et les démocrates. Ce qui a d’ailleurs mit le président Barack Obama dans une mauvaise posture, à quelques mois des élections.

    Amine EL HASSOUNI

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