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    AWB brave la conjoncture

    Par L'Economiste | Edition N°:3597 Le 17/08/2011 | Partager
    Les indicateurs financiers en nette amélioration
    188.000 clients recrutés, au Maroc, au premier semestre

    (Source: AWB)
    La filiale Wafa Assurance qui sort d’un semestre exceptionnel impacte significativement les comptes du groupe. La branche assurance et immobilier améliore donc sa contribution au PNB de 5 points à 12%

    Mohamed El Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, affichait un large sourire lors de la présentation des résultats du groupe le 15 août. Au terme d’un premier semestre agité, l’établissement sort quasi indemne de la crise tunisienne et ivoirienne auxquelles étaient exposées deux de ses filiales. «Nous n’avons jamais eu peur pour la Tunisie et la Côte d’Ivoire», lance fièrement El Kettani. La filiale tunisienne parvient à hisser son produit net bancaire à 515 millions de DH en hausse de 9%. La baisse de 2% du résultat net à 161 millions de DH est due, selon le management, à la charge liée aux impôts (lire également page 9). En revanche, la contribution d’Attijaribank Tunisie au bénéfice du groupe est ramenée à 70 millions de DH contre 112 millions de DH une année plus tôt. Globalement, le groupe bancaire maintient un rythme de croissance similaire à celui observé en 2010. Il hisse son produit net bancaire à près de 8 milliards de DH en progression de 15% sur un an. Les bénéfices suivent le même trend avec une hausse de 15% à 2 ,2 milliards de DH (cf. www.leconomiste.com du 15 août). La filiale Wafa Assurance qui sort d’un semestre exceptionnel impacte significativement les comptes du groupe. La branche assurance et immobilier améliore donc sa contribution au PNB de 5 points à 12%. L’intégration de la Société Commerciale de Banque du Cameroun dans le périmètre de consolidation au premier semestre permet de relever le poids de la banque de détail à l’international d’un point à 23%. La contribution de la banque au Maroc, Europe et zone offshore est ramenée à 53% contre 58% une année plus tôt.
    Sur le marché domestique, Attijariwafa bank, comme l’ensemble du secteur, est attendue sur la mobilisation de l’épargne et la bancarisation. Surtout que la pression sur les liquidités est remontée d’un cran au cours des six premiers mois de l’année. Mohamed El Kettani s’est montré rassurant sur la question, peut-être un peu trop puisque les interventions de Bank Al-Maghrib ont atteint des sommets dernièrement, dépassant même le seuil des 30 milliards de DH. Ce montant est ramené à 27 milliards de DH lors de la dernière injection de la banque centrale.
    La petite forme des crédits, même si l’encours est en hausse de 8,4% au premier semestre pour le secteur, est peut-être le reflet de la tension sur les liquidités bancaires. D’un autre côté, la vulnérabilité de certains segments pourrait également expliquer le ralentissement de l’octroi de crédit.
    Il n’empêche qu’Attijariwafa bank a distribué au total 237,8 milliards de DH de crédit à fin juin en hausse de 10,6%, mieux que le secteur. Parallèlement, elle a collecté 21,2 milliards de DH d’épargne sur un an pour un volume global de 282,6 milliards de DH. A noter que la filiale de SNI a recruté 188.000 nouveaux clients au premier semestre, ce qui suppose des ressources supplémentaires. Sachant qu’aujourd’hui, la stratégie du groupe est de relever le niveau de ses ressources en s’appuyant davantage sur de nouvelles sources, notamment le marché des certificats de dépôts.

    F. Fa

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