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    Flambée de l’or
    Le marché au point mort

    Par L'Economiste | Edition N°:3597 Le 17/08/2011 | Partager
    Le gramme est passé de 275 à 375 DH en 3 jours
    Les MRE peu acheteurs
    Une situation qui n’arrange pas les artisans

    L’or a atteint le 11 août le niveau record de 1.814,95 dollars, dopé par la dégringolade des places boursières, qui poussaient les investisseurs à se tourner vers la valeur refuge par excellence. Et en 4 ans, l’once a plus que doublé puisqu’elle s’échangeait en moyenne sur le Bullion Market, le principal marché d’échange de métal précieux situé à Londres, à 754,6 dollars. Au Maroc aussi le prix ne cesse d’augmenter pour atteindre les 325 DH le gramme

    La semaine dernière qui a vu les marchés et les bourses vaciller a été également marquée par une flambée du prix de l’or. Déjà sur une pente ascendante depuis quelques mois, le cours de l’or s’est brutalement renchéri à partir du mois d’août. Ainsi, au Maroc, le prix du gramme est passé de 275 à 325 DH/gramme en l’espace de 3 jours, avant de fléchir en fin de semaine. Pour certaines parures, le gramme peut aller jusqu’à 600 DH/gramme. Pour rappel, le gramme d’or brut était à 163 DH en 2009. Naturellement, le prix du métal précieux suit le cours à l’international. Là, le métal jaune est poussé à des sommets inédits par des investisseurs affolés en quête désespérée d’un placement sûr. L’or a atteint le 11 août le niveau record de 1.814,95 dollars, dopé par la dégringolade des places boursières et les soubresauts des marchés, qui poussaient les investisseurs affolés à se tourner vers la valeur refuge par excellence, avant de se replier très fortement jeudi et vendredi tombant à 1.723,70 dollars l’once. Suite logique de la dégradation de la note de la dette américaine par l’agence de notation financière Standard & Poor’s, annoncée vendredi 5 août, qui a littéralement mis le feu aux poudres. Le marché marocain n’est pas isolé et connaît les mêmes phénomènes qu’à l’international. Sauf que pour investir dans cette valeur, la solution est d’acheter des bijoux. Or, ce n’est pas le cas chez les Marocains contrairement à l’étranger. «Nous sommes dans une situation d’attentisme qui n’est pas de bon augure», indique Youness Mourchad de la maison BM, créateur de bijoux. Même les vendeurs ont tendance à attendre en espérant soutirer davantage de la vente de leurs produits. En clair, le marché est presque «paralysé». Selon Anis Birou, secrétaire d’Etat auprès du ministre du Tourisme et de l’artisanat, chargé de l’artisanat, «la situation n’est cependant pas dramatique. Les bijoutiers ont toujours été ceux qui souffrent le moins en temps de crise», tempère le ministre.
    Selon des revendeurs, une poignée de fabricants et grossistes contrôle le marché et importe l’or de l’étranger. Ils répercutent donc la flambée à l’international sur le prix local. A savoir que le prix fixé correspond au prix de l’or à l’international avec une différence d’un ou deux dirhams. Même si l’or est soutenu par certaines occasions, mariage et fiançailles principalement, l’activité est morose en ce mois de Ramadan. Il faut dire aussi que la communauté marocaine à l’étranger qui est une clientèle importante des bijoutiers déserte les magasins. «Le principal problème aujourd’hui, ce sont les MRE qui sont des clients traditionnels des bijoutiers et qui n’achètent plus. Ils souffrent aussi de la crise en Europe et du chômage», confirme le ministre.
    Il faut aussi garder en tête que le marché de l’or n’est pas un marché ordinaire puisque la demande augmente pendant les périodes de stabilité et de hausse graduelle des prix, et diminue en cas de volatilité des prix, mais aussi lors de baisse trop importante du cours. La demande fléchit en période de forte baisse des cours car les consommateurs se retiennent par crainte d’une forte érosion de la valeur. Pour atténuer l’impact de ces fluctuations, la solution serait d’encourager le travail qui contient une valeur ajoutée conséquente. Déjà le secteur souffrait d’un manque de compétitivité d’autant plus que de nombreux bijoutiers se sont reconvertis en de simples revendeurs. Le ministère de tutelle s’est alors attelé à remettre le secteur à niveau.

    Jihane KABBAJ

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