×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Crise: La Banque mondiale craint le pire

    Par L'Economiste | Edition N°:3596 Le 16/08/2011 | Partager
    La crise de la dette en Europe inquiète
    Le pouvoir économique de l’Occident transféré vers la Chine

    «La leçon de 2008, c’est que plus on attend et plus les mesures doivent être sévères», selon Robert Zoellick, le président de la Banque mondiale

    ROBERT Zoellick, le président de la Banque mondiale (BM), tire un bilan assez pessimiste du futur de l’économie mondiale. Celle-ci est entrée dans une phase nouvelle et plus dangereuse. Même si c’est la baisse de la note de la dette américaine par l’agence de notation Standard and Poor’s qui a provoqué la panique des marchés, Zoellick juge la crise de la dette des pays européens plus inquiétante dans l’immédiat. Il cite comme exemple le cas de la Grèce ou encore le Portugal assommés par leur dette et d’autres pays menacés, et sans possibilité de dévaluation. D’ailleurs, les investisseurs commencent à se demander combien de temps l’Allemagne et la France vont pouvoir continuer à soutenir les pays menacés sans se mettre elles-mêmes en danger de voir leur note abaissée à son tour.
    Le 21 juillet 2011, les pays de la zone euro ont mis en place un plan de soutien à la Grèce dans l’urgence, mais il s’agit seulement de permettre à la Grèce de se financer à des taux d’intérêt acceptables. Ce plan ne comprend rien qui compense l’hétérogénéité structurelle des pays, la divergence des salaires ou évite, à terme, de nouvelles spéculations sur les dettes publiques de la zone dues à la multiplicité des émetteurs, précise pour sa part Patrick Artus, l’économiste chez Natixis.
    Selon le président de la BM : «Nous sommes au début d’une tempête nouvelle et différente, ce n’est pas la même crise qu’en 2008». Dans les quinze derniers jours, nous sommes passés d’une reprise difficile avec une bonne croissance pour les pays émergents et quelques pays comme l’Australie mais bien plus hésitante pour les pays les plus développés à une phase nouvelle et plus dangereuse, a-t-il expliqué. Zoellick laisse entendre qu’il faudrait passer à un régime plus rigoureux. Il a sur ce point encouragé le Premier ministre britannique David Cameron à maintenir, malgré les émeutes, les mesures d’austérité annoncées ces derniers mois.
    De l’avis des analystes, la puissance et l’influence sont en train de basculer vers les économies émergentes avec à leur tête la Chine. Reste que celle-ci a ses propres soucis à gérer: éviter la surchauffe de son économie, mais aussi limiter la pollution, réformer son système financier et maintenir l’équilibre entre entreprises publiques et privées.

    F. Z. T.

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc