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    Politique Internationale

    Syrie: Le bain de sang continue

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    La violence se poursuit malgré les condamnations internationales
    Rabat réagit officiellement

    La situation ne s’est guère améliorée et le régime syrien, imperturbable face aux protestations internationales, poursuit d’une main de fer sa politique répressive. Au lendemain de révélations à l'ONU sur les violations des droits de l'Homme en Syrie, cinq civils ont trouvé la mort lorsque les forces armées ont fait feu sur une contestation populaire à Qousseir, ville située dans la province de Homs au centre du pays. Dix autres personnes ont également été blessées par les tirs des troupes syriennes.
    Par ailleurs, l’armée continue d’investir les différents foyers de contestations, en prenant position dans les centres-villes, chars à l’appui. Ainsi, des chars de l'armée, des transports de troupes accompagnés de bus transportant des forces de sécurité ont pénétré dans la localité de Saraqeb dans la région d'Idleb, au nord-ouest. Les soldats d’Al-Assad ont procédé à d'importantes perquisitions et arrêté près de 100 personnes, dont 35 enfants! Le courant électrique a été coupé dans la ville de Saraqeb, où des manifestations quotidiennes nocturnes appelaient à la chute du régime.
    Bachar Al-Assad ne reconnaît donc pas l’ampleur de la contestation, qui embrase le pays du Cham depuis le 15 mars. Selon lui, le recours à la force est justifié afin de pourchasser les soi-disant «groupes terroristes armés» qui sèmeraient le chaos dans le pays en attaquant à balles réelles les militaires. Cependant, devant des diplomates d'Inde, d'Afrique du Sud et du Brésil venus à Damas, il a admis que les forces militaires avaient commis certaines erreurs dans la première phase de la répression.
    Ces diplomates étaient venu en Syrie afin d’appeler à une fin immédiate des violences, sans pour autant obtenir une promesse concrète de Bachar Al-Assad. Selon des organisations de défense des droits de l'Homme, plus de 1.600 civils ont été tués depuis le 15 mars dans la répression.
    De son côté, le pouvoir a fait état de 500 membres des forces de l'ordre tués. Les Occidentaux, pour maintenir la Syrie sous pression, souhaitent une nouvelle réunion du Conseil de sécurité à partir de la semaine prochaine, avec des responsables onusiens chargés des droits de l'Homme. Ils estiment qu’il est temps de réagir fermement contre le pouvoir à Damas. Une nouvelle intervention de l’OTAN sera-t-elle adoptée?

    Le Maroc irrité

    Après le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Koweït, le Bahreïn et l’Egypte (à travers l’institution islamique Al-Azhar), le Maroc a exprimé, dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, «sa profonde inquiétude quant au degré de violence et de répression exercée par le régime syrien contre les insurgés». Il appelle l’ensemble des parties à «faire preuve de sagesse et de retenue», sans toutefois faire allusion à un éventuel rappel de l’ambassadeur marocain à Damas. C’est donc un nouveau coup dur pour Al-Assad, qui voit la plupart de ses alliés arabes lui tourner le dos.

    Amine EL HASSOUNI

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