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    Régions

    Agadir: Le maire Kabbage suspend sa démission

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    Intervention du Bureau politique de l’USFP
    Promesse de faire la lumière sur «l’incident de Tétouan»

    Kabbage ainsi que les autres élus de l’USFP à Agadir attendent les résultats de la démarche du bureau national pour annoncer leur décision finale

    DÉMISSIONNERA, ne démissionnera pas. Tariq Kabbage le président du conseil communal de la ville d’Agadir est encore une fois au cœur des discussions dans les salons et les cafés de la station balnéaire. Et cela, suite à l’annonce surprise mercredi dernier de sa démission de ses fonctions de président de la commune urbaine d’Agadir.
    En fait, c’est une démission collective de 26 membres du Conseil communal, tous de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Cette décision est cependant suspendue après l’intervention du Bureau politique du parti de la rose. En effet, un comité dont faisait partie l’un des sages de l’Usfp, Habib Al Malki, a fait le déplacement à Agadir pour calmer les esprits et convaincre Kabbage de revenir sur sa décision. Mais, tout en accédant à la requête du comité dépêché par le Bureau politique, Kabbage pose des conditions. Il a, d’ailleurs, déclaré à L’Economiste que les représentants du Bureau politique l’ont rassuré en lui promettant de «faire les démarches nécessaires en haut lieu pour savoir pourquoi le maire de la ville d’Agadir a été empêché d’assister à la cérémonie d’allégeance à Tétouan». Pour lui, «c’est une vexation de trop». «Depuis que j’ai été élu, je représente à cette cérémonie hautement symbolique les citoyens de la ville d’Agadir et aujourd’hui c’est toute la population d’Agadir qui doit être réhabilitée», souligne-t-il. Cette histoire lui est restée en travers de la gorge surtout qu’il considère que «cet incident arrive après plusieurs événements qui surviennent depuis plusieurs mois». «Des mesures ont été prises pour m’écarter de toutes les manifestations officielles honorées par la présence de Sa Majesté et aussi lors de la cérémonie «Plages propres». Pour cette dernière manifestation, «aucune allusion n’a été faite aux efforts fournis par la commune, ni à sa promenade, ni à la qualité des prestations. Aucun élu n’a été convié. J’ai été évincé de la place que devait me réserver le protocole en tant que président de la commune urbaine d’Agadir», avance Kabbage.
    Aujourd’hui, il attend aussi du Bureau politique de l’USFP la publication d’un communiqué sur les faits survenus et qui traduit la solidarité de la formation politique. Dans la ville d’Agadir, tout le monde a les yeux rivés pour l’heure sur la Commune urbaine. Les avis restent cependant partagés. Certains soutiennent le maire et considèrent que «les causes de cette démission sont graves sur le plan de l’évolution démocratique du pays». D’autres commençaient à dire «qu’ils allaient le regretter et qu’il a fait beaucoup pour la ville». Pour d’autres enfin, «cette démission est une sortie politique bien calculée». Difficile de trancher. Ce feuilleton politique n’est pas prêt de finir...

    Malika ALAMI

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