×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Economie Internationale

    Inflation: Prévisions à la hausse pour les pays émergents

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    En revanche, tendance à la baisse pour les pays de l’OCDE
    La récession tant redoutée n’aura pas lieu

    La mollesse de la réponse des pays émergents à l’inflation va conduire à la juxtaposition d’une inflation faible dans les pays de l’OCDE et forte dans les pays émergents

    PRESQUE tous les émergents vont avoir une forte inflation et tous les pays de l’OCDE une inflation faible. C’est le constat d’une note de Natixis qui revient sur les conséquences de ce contraste. Avec la seule exception du Brésil (et à un bien moindre degré de la Chine), les pays émergents (et exportateurs de pétrole) ne luttent que mollement contre l’inflation. «Parce qu’ils ont besoin de croissance et ils craignent les entrées de capitaux », de l’avis de l’Economiste Patrick Artus.
    En revanche, les pays de l’OCDE vont avoir une inflation faible. Plusieurs raisons sont avancées notamment: «le chômage élevé, avec la déformation du partage des revenus au détriment des salariés et la stabilisation ou même le recul des prix des matières premières». Ceci dit, l’économie mondiale devrait échapper à la récession tant redoutée par les marchés, grâce à la bonne tenue des pays émergents, mais risque de subir un ralentissement dans le sillage de la crise d’endettement des Etats, estiment des économistes. Selon les dernières statistiques, les Etats-Unis devraient connaître une année médiocre avec une croissance autour de 1% et la France a revu ses prévisions à la baisse de 2,5% à 2% mais fera autour de 1,5%. Le Fonds monétaire international a prévu en juin une croissance mondiale pour 2011 de 4,3% et de 2,0% pour la zone euro.
    Selon la note de Natixis, les taux de change des pays émergents s’apprécient à court terme avec les taux d’intérêt plus élevés que dans les pays de l’OCDE, mais devraient se déprécier à long terme pour compenser l’inflation (comme en Argentine), avec la désaffection des investisseurs pour les actifs des émergents. De même, les déficits extérieurs des pays de l’OCDE vis-à-vis des pays émergents sont accrus à court terme par la hausse des prix des importations depuis les pays
    émergents. Les productions des pays de l’OCDE et celles des pays émergents étant peu substituables, selon Natixis.
    Qu’en est-il de la croissance? L’on va assister à des effets très différents. Dans les pays émergents, celle-ci est dopée à court terme par le maintien de politiques monétaires expansionnistes malgré l’inflation (d’où la forte croissance du crédit) mais à long terme elle sera freinée par la perte de compétitivité. Dans les pays de l’OCDE, la croissance est freinée à court terme par la dégradation des termes de l’échange vis-à-vis des pays émergents (malgré le gain dû à leur croissance restant forte) et par la hausse des taux d’endettement que provoque la perte de revenu due à la hausse des prix des importations. A long terme, elle sera stimulée par les relocalisations dues à la perte de compétitivité des émergents.

    Fatim-zahra TOHRY

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc