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    Economie

    Contrôle sanitaire: Des refoulés à l’import

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    Jus, dattes, produits laitiers, miel, charcuterie… renvoyés
    Les viandes rouges et banches détiennent le record d’insalubrité

    En sept jours, des lots plus ou moins importants ont fait l’objet de retrait du marché. Il s’agit de viandes, de produits laitiers, de dattes, de miel, des huiles, de conserves végétales, de boissons (jus, nectars et limonades), de margarine et de confiserie (chebbakia)

    En une semaine, pas moins de 87 tonnes de produits d’origine végétale ont été refoulés à l’import par les services de contrôle de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires. Sur ce volume, près de la moitié est constituée de jus à base de fruits (nectar).
    L’essentiel des lots refoulés provient d’Espagne, indique-t-on auprès de l’Onssa. Les mêmes services qui opèrent aux divers postes-frontières du Maroc ont procédé au refoulement ou à la destruction d’autres lots de produits alimentaires jugés non conformes ou impropres à la consommation. Par ordre d’importance, les dattes viennent en tête avec 25 tonnes. Elles sont suivies par les fruits secs (20 tonnes). Pour ce qui est des produits d’origine animale, le contrôle aux postes-frontières a procédé durant la même période au refoulement de 60 tonnes de produits laitiers, de 600 kg de charcuterie et de 200 kg de miel. Au total, le contrôle à l’import, effectué lors de la première semaine du Ramadan, a concerné 23.420 tonnes. Ceci, en concentrant les investigations sur les produits les plus consommés durant le mois de jeûne.
    Au niveau du marché national, la même orientation a prévalu, mais le contrôle a été étendu à tous les produits sensibles au changement des températures (viandes, lait, poissons, glaces, dattes…).
    Sur ce chapitre, indique-on auprès de l’Onssa, le contrôle a été particulièrement renforcé. Environ 1.923 sorties sur le terrain ont été effectuées durant la première semaine du Ramadan. Ceci, s’est soldé par 8.804 visites de divers points de vente, le contrôle de 514 lieux de restauration collective et de 220 unités de transformation. Résultat, 88 infractions ont été relevées et 13.980 actions de sensibilisation ont été effectuées en matière de stockage, d’étiquetage et des conditions d’hygiène de manière générale.
    Ces dernières actions entrent dans le cadre de la mise à niveau des unités de transformation qui, dès l’entrée en vigueur des textes d’application de la loi sur la sécurité alimentaire, doivent justifier de la traçabilité requise. Mais pour ce qui est de la salubrité des aliments, la législation sur la répression des fraudes est toujours applicable. A ce sujet, le bilan sur les 7 premiers jours du mois de jeûne s’avère assez lourd. Qu’on en juge par les chiffres.
    6.859 kg de viandes rouges ont été déclarées impropres à la consommation dont près de 200 kg issus de l’abattage clandestin et 477 kg en provenance des souks ruraux qu’on appelle «viandes foraines». Les viandes blanches et charcuteries ne sont pas en reste. Respectivement, 41.086 et 4.800 kg ont été détruits.
    Or, si pour les viandes blanches, l’abattage incontrôlé prédomine à hauteur de 70%, comment expliquer la présence d’importants lots de charcuterie avariée alors que la préparation se fait en principe dans des ateliers modernes et agréés? L’informel et la contrebande, signale-t-on auprès de l’Onssa. Néanmoins, des produis d’origine locale, provenant parfois de grands faiseurs nationaux, se révèlent impropres à la consommation car, complètement périmés ou avariés pour cause de mauvais stockage. C’est le cas du lait et dérivés. Environ 2.670 kg ont été retirés du marché. Les plats préparés détiennent aussi un record: 3.700 unités détruites en 7 jours. Sur le même chapitre de produits d’origine animale, 4.000 œufs et près de 16 tonnes de poissons ont pris le chemin de la destruction.
    En somme, des lots plus ou moins importants ont fait l’objet de retrait du marché. Il s’agit de dattes, de miel, des huiles, de conserves végétales, de boissons (jus, nectars et limonades), de margarine et de confiserie.

    Volaille: L’Onssa rassure

    Le cheptel avicole est sain et sauf. En tout cas, aucune maladie contagieuse due à la «Salmonella Kentucky» n’a été détectée au Maroc. Selon l’Onssa, «le cheptel avicole fait l’objet d’une surveillance sanitaire rapprochée, continue et permanente. Son état est satisfaisant et il n’existe pas actuellement d’épidémie. Les prélèvements et analyses effectués lors du premier semestre n’ont pas révélé la présence de salmonelles.

     

    A.G.

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