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    Economie

    Banques: Petite forme en Bourse

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    Le secteur affiche une contre-performance de 13,4%
    Mais les prévisions sont positives
    Le résultat du secteur estimé à 8,7 milliards de DH pour 2011

    Source: Finaccess Six Telekurs Mena
    L’indice sectoriel affiche une contre-performance semestrielle de 13,4% à 75,42 points. Toutefois, le secteur devrait détenir la seconde part avec 19,5% de la masse bénéficiaire estimée pour 2011

    En dépit du manque structurel de liquidités et du ralentissement de la croissance des crédits à la clientèle (+9,1% en 2010 contre +10,1% en 2009), le secteur bancaire se présente comme l’un des principaux catalyseurs du marché boursier marocain. Même si, au terme du premier semestre, l’indice sectoriel affiche une contre-performance de 13,4% à 75,42 points. Néanmoins, les prévisions de croissance pour ce secteur pour la fin d’année sont positives. Détenant la seconde part avec 19,5% de la masse bénéficiaire estimée pour 2011, les banques de la place casablancaise devraient enregistrer une performance de 7,6 à 8,7 milliards de DH.
    Représentant 72,2% du résultat net part du groupe (RNPG) estimé pour l’année 2011 des banques cotées, Attijariwafa bank et BCP devraient réaliser des croissances respectives de 7,1 et 6,1% à 4,4 milliards et 1,9 milliard de DH. «Les deux groupes devraient continuer de bénéficier de l’effet volume enregistré au niveau des crédits à la clientèle, confortés par le développement croissant de leurs réseaux bancaires»
    Pour Attijariwafa bank, la charge de risque consolidée a ainsi augmenté de 229,9 millions de DH. L’effet volume enregistré au niveau des crédits à la clientèle (+11,7%) montre que le groupe parvient à maîtriser son coût du risque dans un contexte de conjoncture économique moins favorable. Malgré tout, ce dernier reste modéré pour s’établir à 0,58%. En matière d’investissement, AWB ne semble pas avoir été affectée par les troubles régionaux. La levée récente de 1 milliard de DH sur le marché obligataire en témoigne. Le but de cette émission est de financer ses projets de développement à l’international (notamment renforcer la présence de la banque en Afrique et au Moyen-Orient) sans pour autant altérer ses fonds propres réglementaires. La santé financière de la banque réconforte les estimations des analystes pour 2011. Ainsi, le marché table sur un PNB d’ici la fin de l’année de 15,7 milliards de DH et un RNPG de 4,4 milliards de DH.
    En Bourse, le titre Attijariwafa bank présente l’un des meilleurs multiples du secteur, à savoir un PER estimé pour 2011 de 16,5 fois contre une moyenne de 21,9 fois pour le secteur, et un taux de rendement des capitaux de 18% contre 14% pour la moyenne bancaire.
    BCP, pour sa part, est un cas particulier. Les récentes projections et les ambitions du management actuel «laissent penser que la banque pourrait, dans les années à venir, acquérir d’autres banques régionales». Tenant compte de la nouvelle architecture de la publication financière du groupe, les analystes d’Attijari Intermédiation tablent sur un PNB pour l’année 2011 de 11 milliards de DH, en hausse de 9,4%, et un RNPG de 1,9 milliard de DH, en hausse de 7,1%.
    En Bourse, le titre BCP jouit d’un attrait particulier de la part des investisseurs. En termes de performances, l’action limite sa perte à 3,3% depuis le début de l’année après une performance en 2010 de 72,8%. Cependant, avec un PER estimé pour 2011 de 14,3 fois et «Price to book ratio» de 1,8 fois, la valeur présente l’un des multiples boursiers les plus attractifs. Du côté de BMCE Bank, la banque a vu ses fonds propres se renforcer via la cession d’actions d’autocontrôle au groupe CDG ainsi que par l’augmentation de capital réservée au CIC. Selon le marché, «cette levée des capitaux traduit la volonté du groupe bancaire de soutenir son développement tant sur le volet national qu’international, mais aussi de conforter son ratio de solvabilité qui s’établit à fin 2010 à 12,6%». Dans la foulée, le PNB pour 2011 devrait ressortir à 8,3 milliards de DH, en progression de 9,3%, contre un RNPG de 924,4 millions de DH, en hausse de 12,9%.
    En termes d’évolution boursière, le titre BMCE présente des multiples boursiers et d’actif disproportionnés par rapport au secteur, à savoir un PER de 40 fois et une rentabilité des capitaux de 7,8%.

    R. B.

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