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    La Caisse de compensation fait sa pub

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    La campagne de communication a démarré lundi 8 août
    Spots TV, messages radio, affichage, dépliants…

    7 spots seront diffusés sur les chaînes nationales de télévision pour expliquer le rôle de l’Etat en matière de compensation des produits de base tels que le gasoil, le sucre, le gaz butane ou encore la farine

    APRÈS la Direction générale des impôts (DGI), c’est au tour de la Caisse de compensation de faire sa pub. Le premier spot a été diffusé sur les chaînes nationales de télévision lundi 8 août. Mais si la campagne de la DGI a pour objectif de promouvoir le civisme fiscal, celle de la Caisse de compensation n’a pas pour but d’inciter les consommateurs à changer de comportement.
    Pourtant, cela aurait dû être le cas car certains produits sont détournés de leur usage initial. Ainsi, la bouteille de gaz, qui est subventionnée par l’Etat, est actuellement vendue à 40 DH, soit «le prix le plus bas au monde». De nombreuses industries renoncent à l’utilisation du gaz propane, non subventionné donc plus cher, pour utiliser le gaz butane, qui est en fait destiné à un usage domestique. Or, la campagne de communication n’y fait même pas allusion. En fait, le management de la Caisse explique que ce n’est pas le but recherché. «Les spots ne comportent pas de chiffres, par exemple, et c’est voulu. Ils se contentent d’expliquer comment les prix des légumes et billets d’autocar sont maintenus à des prix abordables via la subvention du gasoil», explique Benamour. Le prix du litre de gasoil subventionné s’élève à 7 DH, contre 16 DH en Turquie, par exemple. Un niveau de prix similaire à celui de certains pays producteurs de pétrole. Au terme de 2011, la subvention des produits de base aura coûté plus de 40 milliards de DH à l’Etat.
    «Il ne s’agit pas d’une campagne de pub, mais de communication», tient à préciser tout de go Najib Benamour, directeur de la Caisse de compensation. Objectif: «sensibiliser les citoyens au rôle de l’Etat dans le soutien du pouvoir d’achat des classes pauvres, vulnérables et moyennes en compensant les principaux produits de base tels que le gasoil, le gaz, le sucre ou encore la farine». C’est la première fois de son histoire que l’institution étatique lance une campagne de communication. Une opération qui coïncide étrangement avec le printemps arabe, dont les répercussions se font régulièrement sentir au Maroc via sit-in, manifs et autres occupations de lieux de travail. A-t-elle donc pour objectif d’amadouer et absorber la contestation sociale en ces temps où pans entiers de la société réclament une meilleure répartition des richesses? Pas le moins du monde, assure-t-on auprès de la Caisse de compensation: «cela fait plus d’un an que nous travaillons sur le processus puisqu’il fallait d’abord élaborer l’appel d’offres, sélectionner une agence conseil, concevoir la campagne, valider les messages, enregistrer les films…», précise Benamour.
    De plus, et contrairement à ce que l’on pourrait croire, «la décision de lancer une campagne de communication a été prise par le conseil d’administration de la Caisse et n’a pas été commanditée par le gouvernement». L’opération, qui a été orchestrée par l’agence conseil en communication événementielle LTB, s’articule autour de plusieurs axes. Ainsi, 50 spots seront diffusés sur la Aoula, Médi1 TV et la chaîne Tamazight, assortis de messages via sept radios. 7 films seront diffusés, représentant autant de thématiques: la subvention du gaz, du gasoil, de la farine, du sucre… Un autre spot sera consacré au programme Tayssir. Il s’agit de la première concrétisation du ciblage, dont le principe consiste à verser une aide directe aux bénéficiaires à partir du budget de la Caisse de compensation. Un pécule mensuel de 50 à 120 DH à plus de 600.000 bénéficiaires pour lutter contre le décrochage scolaire. La presse et l’affichage urbain ne sont pas en reste. Il est également question de diffuser des dépliants.
    Le cahier des charges de la campagne de communication s’étale sur une année. Le budget de l’opération s’élève à 6 millions de DH, consacrés essentiellement par l’organisation de la Caravane de la compensation et la diffusion des spots, dont le coût s’élève au cours du mois de Ramadan à pas moins de 100.000 DH pour un spot de 10 secondes.
    Autre axe prévu dans le cadre de la campagne de communication de la Caisse, la refonte du portail de l’institution. La nouvelle version devrait être remise au goût du jour et comporter les textes de base régissant le système de compensation, les domaines d’intervention de la Caisse, des statistiques… Le portail comportera également les spots actuellement diffusés sur les chaînes de télévision.

    Roadshow en janvier

    LA Caisse de compensation compte également lancer la Caravane de la compensation. Le top management de l’institution est appelé à sillonner, pendant un an, les 16 régions du Royaume. L’objectif est «de sensibiliser les citoyens sur le rôle de l’Etat en matière de compensation». Le calendrier de la Caravane est en cours de finalisation, mais le démarrage aura probablement lieu en janvier 2012.

     

    Hassan EL ARIF

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