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    Evénement

    Elections: Les femmes ne veulent pas des jeunes

    Par L'Economiste | Edition N°:3594 Le 12/08/2011 | Partager
    Elles plaident pour l’application de la parité
    Et réclament le tiers des sièges

    Les députées suggèrent de réserver la liste nationale uniquement aux femmes avec au moins 25% du total des sièges de la Chambre des représentants et d’obliger les formations politiques à présenter localement 5% de têtes de liste

    A la veille des élections législatives, la question de la liste nationale refait surface. Son extension aux jeunes suscite une polémique au sein des associations de défense des droits des femmes. Aujourd’hui, la représentativité féminine aux législatives anticipées est au cœur de l’agenda du ministre du Développement social, de la famille et de la solidarité. D’ailleurs, Nezha Skalli organise ce vendredi une table ronde avec les femmes parlementaires.
    L’objectif est de discuter du principe de la parité fixée par la nouvelle Constitution (article 19) et des mécanismes de sa mise en œuvre. Ce sujet attise également l’ardeur des activistes des droits de la femme. Le forum des femmes marocaines «Joussour» plaide pour la mise en œuvre de la disposition constitutionnelle de la parité et pour une meilleure représentativité des femmes pour qu’elles occupent la place qui leur échoit au sein des institutions élues. Les militantes de cette association voient en la parité le moyen le plus adéquat pour concrétiser une participation politique de la femme. Elles suggèrent de réserver la liste nationale uniquement aux femmes avec au moins 25% du total des sièges de la Chambre des représentants et d’obliger les formations politiques à présenter localement 5% de têtes de liste. En effet, le problème qui se pose actuellement est de savoir si la nouvelle liste nationale consacrera la parité. L’intégration des jeunes dans cette liste n’arrange pas les affaires du clan féminin qui exige une liste exclusive. L’idée est de préserver le sens de la discrimination positive et d’assurer leur entrée en masse à la Chambre des représentants. Pour Nezha Alaoui, députée de l’USFP, «la liste nationale doit être réservée exclusivement aux femmes. Elle ne doit pas incorporer les deux sexes à travers l’intégration des jeunes». Selon elle, «la liste nationale, avec sa nouvelle composition, reste incompatible avec le principe constitutionnel de la parité». Najima Thay Thay, du RNI, est sur la même longueur d’onde. Selon l’ancienne ministre, «la liste ne consacre pas le principe de la parité et moins encore le principe d’égalité entre les deux sexes.
    Nous sommes obligées de voir en cette mesure une action progressiste face à la violence discriminatoire exercée contre les femmes et les jeunes, soit par le pouvoir de l’argent soit par le monopole des anciens qui refusent de céder la place aux autres». Najima Thay Thay réclame également la parité dans les listes locales. «Nous aurions aimé que le projet de loi aille dans ce sens pour imposer la parité une fois pour toutes».
    Pour Fatiha Layadi, députée du PAM, «la liste devrait être destinée uniquement aux femmes, sinon, nous viderons l’actuelle Constitution de son contenu et ça serait superflu de parler de parité. Si les jeunes partagent la liste avec les femmes, nous resterons approximativement sur le même pourcentage de 10% et, par conséquent, rien ne changera», souligne-t-elle. Sur les jeunes, «d’autres moyens existent pour les intégrer dans le jeu politique. En effet, les partis doivent les inscrire sur les listes locales».
    Même son de cloche chez Latifa Bennani Smirès, chef du groupe parlementaire de l’Istiqlal à la Chambre des représentants. «Avec 45 femmes à la Chambre des représentants, nous resterons sur un pourcentage d’environ 11%, ce qui n’est pas avantageux. Le Maroc n’avancera pas avec ce taux. Il reste en deçà des moyennes internationales en la matière qui avoisinent 19%». L’Etat doit déployer des efforts pour accorder aux femmes le tiers des sièges promis par le gouvernement, a-t-elle précisé.
    Le PJD sort du bois. La députée Soumaya Benkhaldoun n’est pas dérangée par la présence des jeunes aux côtés des femmes sur la liste. En outre, elle considère que 45 sièges pour les femmes sont insuffisants. Elle propose d’élargir la représentativité féminine dans les circonscriptions à travers les listes locales».

    Plus de sièges pour le quota

    La nouveauté majeure du projet de la loi organique de la Chambre des représentants réside dans l’augmentation du nombre des députés: 395 (contre 325 actuellement) dont 90 seront élus dans le cadre de la liste nationale. Cette dernière comprendra, en plus des femmes, des jeunes de moins de 35 ans. Ainsi, le nombre de sièges reservés aux femmes passera de 32 à 45.

     

    Soumaya BENCHERKI

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