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Culture

Le courage du comédien Ben Brahim

Par L'Economiste | Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager

Les ennuis de santé (diabète, trouble de la vision…) n’empêchent pas l’artiste Mohamed Ben Brahim de poursuivre une carrière entamée il y a trois décennies

Mohamed Ben Brahim, l’enfant terrible de la comédie marocaine et d’El Jadida où il a fait ses premiers pas, est un artiste courageux. Malgré sa cécité, il donne encore la réplique à ses pairs. Les réalisateurs continuent d’ailleurs à lui faire confiance.

L’Economiste: Quel a été votre impression lorsqu’on vous a rendu hommage lors de la première édition du Festival international Jawhara?

Mohamed Ben Brahim: Premièrement c’était pour moi une surprise. Sincèrement, on m’a rendu hommage plusieurs fois, mais vraiment cette fois j’ai été très surpris, cette chaleur des spectateurs m’a fait chaud au cœur. D’ailleurs, lorsqu’on m’a contacté pour le Festival Jawhara, je suis sorti directement de la clinique où je venais de faire une injection et me suis rendu tout de suite à El Jadida. Cet hommage restera gravé dans ma mémoire.

Que représente la ville d’El Jadida dans votre parcours artistique?
Tout. Premièrement le début de mon parcours. Je l’ai débuté avec de nombreuix artistes de la ville dont Mohamed Saïd Afifi dans les années 70, alors directeur du théâtre municipal d’El Jadida.
C’est grâce à lui que j’ai appris beaucoup de choses sur le théâtre. En ce temps, on répétait des pièces de théâtre classiques comme «Hamlet» ou encore «Les ruses de Jouha». Pour moi donc, c’est dans cette ville qu’allait s’amorcer ma carrière.

Est-ce que les troubles de vision dont vous souffrez n’ont pas perturbé la poursuite de votre carrière?
Pas trop et cela parce que la réalisatrice Fatima Boubekdi, la première femme avec laquelle j’ai travaillé dans la série «Hdidane», m’a fait confiance alors que j’avais perdu la vue.
En tournant les différents épisodes de cette série, je voyais de moins en moins. Boubekdi m’a aidé dans les répétitions et dans le casting, elle m’attribuait juste des rôles qui ne nécessitent pas trop de déplacements.
Par exemple lorsque je devais jouer un rôle dans lequel je dois me déplacer, je m’exerce à la distance et aux pas que je devais faire, ou bien encore je suivais juste l’ombre de mon interlocuteur et je me fixais sur la personne à laquelle je devais adresser la parole ou donner la réplique. Une autre femme m’a donné cette chance de jouer des rôles tout en sachant que j’avais perdu la vue. Il s’agît de Jihane El Bahar avec qui j’ai travaillé un film autour du «Raja et Wydad». Elle m’a aussi beaucoup encouragé.
Maintenant, je travaille normalement. Il suffit juste qu’on m’indique sur quel point je dois me concentrer pour avoir mon interlocuteur dans mon champ de vision. Lui donner la réplique devient alors chose aisée. C’est comme cela que je travaille maintenant.

Avez-vous de nouveaux projets?
J’ai en chantier le film «Raja et Wydad» et aussi une série à propos de la mafia de Brahim Chkiri. C’est mon deuxième film avec ce réalisateur après celui de «La route de Kaboul». C’est la première fois que je joue le rôle d’un personnage très dur loin du comique auquel je me suis habitué. Donc, c’est l’occasion pour moi de jouer un rôle de composition, que je n’ai jamais joué et de révéler un autre personnage différent de celui auquel j’ai habitué le téléspectateur.

Propos recueillis par Imane AZRARH

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