×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Courrier des Lecteurs

    Courrier des Lecteurs

    Par L'Economiste | Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager

    Constitution: Les MRE s’impliquent
    Ressource inexploitée:

    Je vis en Amérique, depuis près de 25 ans et je suis toujours avec attention l’actualité politique du Maroc. Il y a de gros chantiers à réaliser dans ce domaine et, nous MRE, on peut apporter énormément. Mais comment peut-on le faire si nous ne participons pas ? Le Maroc veut mobiliser les MRE parce qu’ils ont un capital intellectuel qui peut aider au développement du pays. Personnellement, j’apprécie le fait que l’Etat ait enfin décidé de nous impliquer dans le jeu démocratique. Cela permettra ainsi à nos enfants de garder les liens avec leur mère-patrie.
    A. K.
    Nouvelle génération

    En tant que MRE, je suis encore les événements du pays avec un grand intérêt. Les jeunes générations ne connaissent que le Maroc des vacances. Si l’on donne le droit à mes enfants de voter, et bien ils ne sauront pas qui choisir. Le monde politique au Maroc est très compliqué. A mon avis, les MRE qui ne vivent plus au Maroc depuis plus de 8 ans n’ont pas besoin de voter. Quand ils reviendront pour rester, ils le pourront. Il y en a beaucoup qui ont quitté le pays pour toujours, alors pourquoi voter?
    D. D.
    Satisfecit

    Le Congrès des citoyens d’origine marocaine de France (CCMF) a accueilli avec une grande satisfaction le texte de la nouvelle constitution.
    Le Maroc emprunte une transition pacifique vers une vraie démocratie et les marocains seront désormais dotés d’une constitution de nouvelle génération en concordance avec la période démocratique qu’ils traversent.
    La nouvelle constitution apporte des réponses structurelles à des points qui alimentaient le débat au sein du paysage politique marocain. Elle consacre le caractère pluriel et dynamique de l’identité marocaine qui se traduit à travers la constitutionnalisation d’un nouveau pacte national linguistique.
    Elle adopte une nette avancée en termes de séparation des pouvoirs : issu désormais du parti ayant obtenu le plus de voix aux élections, le premier ministre devient le Chef du gouvernement en jouissant de prérogatives et de pouvoirs élargis.
    Elle attribue à la justice un pouvoir indépendant à part entière et un champ d’action et des prérogatives élargis.
    Doté d’un socle réglementaire compatible avec l’Europe, le Maroc dispose ainsi d’un instrument de réforme pour parfaire l’ancrage de son partenariat stratégique et sa collaboration bilatérale.
    Le Maroc devra être capable de faire face à différents défis :
    -Sur la crédibilité démocratique, le Maroc répond par :
    La démocratisation effective des élections et par l’adhésion de la société civile au processus mis en place. La constitutionnalisation de tous les droits de l’Homme tels qu’ils sont reconnus universellement, avec tous les mécanismes nécessaires pour assurer leur protection et garantir leur exercice.
    -Sur la stabilité:
    Le Roi Mohamed VI, Commandeur des Croyants, demeure un gage de stabilité.
    La nouvelle constitution s’inscrit dans la continuité d’un processus de transformation du pays impulsé par le Roi et qui jouit, à ce titre, d’une cohérence et d’une continuité qui participent à sa crédibilité et à ses chances de réussite.
    -Sur l’avenir, la nouvelle constitution est porteuse d’innovations très favorables qui s’inscrivent également dans le sens d’une mutation fondamentale et d’une meilleure appréhension des réalités sociales. Les pouvoirs de la chambre des représentants au sein du Parlement ont des compétences qui passent de 9 à 40 domaines, la position renforcée du chef du gouvernement, les éléments destinés à favoriser l’indépendance de la justice et le respect des libertés constitutionnellement garanties.
    S’ajoutent la reconnaissance de la langue amazigh et la régionalisation.
    La nouvelle constitution accorde une large place aux Citoyens Marocains Résidents à l’étranger (CMRE), à travers les articles 16, 17 et 18 : Le Maroc œuvre à la protection des droits et des intérêts légitimes des CMRE, dans le respect du droit international et des lois en vigueur dans les pays d’accueil. Il œuvre à assurer une participation aussi étendue que possible des CMRE, aux institutions consultatives et de bonne gouvernance. Il maintient et développe les liens humains des CMRE, notamment culturels, avec le Royaume et préserve leur identité nationale.
    Les CMRE jouissent des droits de pleine citoyenneté, y compris le droit d’être électeurs et éligibles. Ils peuvent donc se porter candidats aux élections au niveau local, régional et national.
    Le Congrès des Citoyens d’Origine Marocaine de France appelle à la mobilisation des CMRE pour voter en faveur de la nouvelle constitution, et pour sa mise en pratique. Il demande par ailleurs la mise en œuvre de dispositifs en vue d’accompagner et de concourir à l’application des recommandations qui concernent les CMRE.
    Pour le CCMF
    Abdelhak EDDAJIBI
    Président

                                                                                                                                                                               

    Les spéculateurs déjà en plein Ramadan
    A mon avis, si les spéculateurs profitent du mois sacré pour faire flamber les prix, c’est la faute des consommateurs. Ils se jettent sur la nourriture, font des stocks comme s’ils devaient soutenir un siège pendant un mois. En principe, le ramadan est une période de privations mais les statistiques montrent que la consommation double, voire triple. Si les gens consomment avec modération, ne prennent pas d’assaut les boulangeries, épiceries, boucheries…les spéculateurs n’auraient pas l’occasion de dicter leur loi. Tant pis pour les goinfres !
    M. T.
    Maroc/Algérie: Plus frère que client

    J’ai eu l’occasion de me rendre souvent en Algérie dans un cadre professionnel, et c’est pour cela que ce forum m’intéresse. Je constate un lien difficile à décrire entre le Marocain et l’Algérien; c’est comme si vous rencontrez un cousin avec qui vous avez vécu, grandi et partagé la vie, mais que vous avez perdu de vue. La rencontre d’un Algérien avec un Marocain est toujours une retrouvaille, ce ne sont jamais deux étrangers qui se rencontrent. Il n’y a pas lieu de faire connaissance, on se connaît déjà. Ce sentiment n’est pas ressenti que par moi en tant que Marocain, c’est réciproque je pense. Et justement ce sentiment de fratrie, fera mieux que l’économique et le politique. Il n’existe pas à ma connaissance deux peuples qui partagent ce même sentiment. Et là c’est un atout commercial considérable et inestimable que les spécialistes du marketing sauront exploiter un jour ou l’autre. Ce lien entre nous est si fort qu’il fera sauter sans doute les verrous. Les entrepreneurs marocains, grâce aux produits locaux, auront plus de poids que tous les politiques réunis dont les discours n’ont pas d’échos. Et là, le Maroc n’a pas pris la bonne voie: quand la porte est fermée, il faut savoir entrer par la fenêtre, surtout si quelqu’un vous accueille fenêtre grande ouverte. C’est une chance et une opportunité pour nous entrepreneur, mais c’est un devoir citoyen d’y contribuer. C’est l’énergie que nous y mettrons et notre mobilisation qui sera déterminante pour que ce frère et client potentiel se transforme en client effectif.
    B. A.
    Améliorer le réseau routier

    Après chaque accident survenu en rase campagne hors des agglomérations urbaines avec mort de personnes, les communiqués officiels imputent le drame à «la vitesse excessive». C’est quasiment automatique. Mais le plus souvent, c’est surtout dû à l’imprudence des automobilistes qui doublent n’importe comment, sur des chaussées étroites et qui ne respectent pas la signalisation. Les conducteurs de camions commettent fréquemment des fautes qui coûtent des vies humaines. Mais, à mon avis, il y a aussi le réseau routier qu’il faut améliorer. Les routes du pays sont souvent mal tracées, pleines de nids de poules (ou plutôt d’autruches) et la signalisation est souvent défaillante. Et cela même sur les autoroutes, sensées assurer plus de sécurité aux automobilistes. Le plus grand problème, c’est le comportement des piétons qui marchent le long des routes le soir sans prendre la précaution d’indiquer leur présence. On ne parle pas des deux-roues qui roulent sans éclairage. Donc, le défi est énorme. Et tous les Marocains sont concernés. Leur sécurité, c’est leur problème. Et c’est à eux de tout faire pour se protéger. Ne dit-on pas « aide-toi, le Ciel t’aidera ».
    A.H.
    La monarchie, rempart contre l’anarchie
    La monarchie est le garant de la stabilité des peuples arabes, constitués pour la plupart d’un agrégat de tribus, obéissant à une seule autorité. Celle d’un guide spirituel, issu d’une dynastie connue et vénérée par consensus.La seule issue de sortie de crise pour les pays arabes, est le rétablissement des monarchies, seul rempart contre l’anarchie.
    Mouna El Fassi

                                                                                                                                                                 
    Les portes fermées des partis
    Ce n’est heureusement pas demain qu’une tragédie comme celle d’Oslo risque de nous arriver, réunissant les jeunes militants du parti travailliste sur une île. Non moins pour des considérations géographiques, mais bien plus parce que nous n’avons pas du tout la même configuration politique qu’ailleurs (Norvège ou tout autre pays).
    A titre tout à fait personnel, et suivant le mouvement initié suite au référendum sur la Constitution, je pense que le Marocain doit s’engager dans les organes politiques de notre pays, s’il ne veut pas être spectateur de ce qui risque d’être une catastrophe nationale demain. J’ai certes longtemps discuté avec mon entourage personnel, et professionnel, sans il est vrai, recevoir d’encouragement d’aucune sorte. Mais je pense qu’il ne faut pas baisser les bras mais plutôt entreprendre quelque chose, pour mon quartier, mes enfants, mon pays. Je reste persuadé que les mécanismes ont été préparés, mis entre nos mains, et qu’il faut nécessairement s’en emparer et les faire vivre. Les choses ne seront pas faciles certes, mais il va falloir se battre, même s’il n’y a qu’une minorité qui y croit.
    Je me disais que les choses allaient être simples pour moi: «frappez à la porte et on vous ouvrira». J’ai choisi un parti où je connaissais quelqu’un (aujourd’hui ministre). Je prends ma plus belle plume, adresse un mail à son ministère, demandant juste qu’il me mette en relation avec la section casablancaise du parti. Pas de réponse. Je prends le N° de fax, et lui envoi quelques lignes. Pas de réponse. J’écris au secrétariat général du ministère, demandant de transmettre l’info, rien. J’écris à l’organe de presse du parti par mail. Rien.
    Bien entendu je suis parti sur le site web du parti (qui n’a pas été rafraîchi depuis les dernières élections, mais passons). J’ai rempli et renvoyé le formulaire d’adhésion, avec mes mails, contacts… Pas de retour.
    Sans réponse, j’ai essayé tous les mails indiqués : le contact, le webmaster etc . Aucun feedback. Je me dis que le téléphone passera mieux. J’essaie les numéros indiqués sur le site web. Ils ont provisoirement restreint les appels.
    Passablement découragé, je me dis que ce parti n’est pas le bon, même si j’en partage dans le fond les idées. Je me dis qu’il y a peut être des partis politiques plus agressifs, plus jeunes, qui ont besoin de sang neuf. Je me lance donc. Là je ne connais personne. Je m’inscris en ligne, je renvoi le formulaire, et attends. Cela va faire 15 jours. Rien. Je me dis qu’on ne va pas perdre de temps ce coup-ci et appeler directement au téléphone. Devinez… : le numéro ne correspond à aucun abonné !
    A priori en ce moment les partis politiques devraient être en pleine effervescence/ébullition, à la recherche de nouveaux adhérents. Ils devraient organiser des stands dans les rues, essayer de solliciter de nouveaux militants, faire de la promo…, organiser des réunions sur des îles, ou au Maroc sur les plages. Je ne vois rien. Alors comment voulez-vous que l’on garde la foi dans le système, avec de tels partis, qui ont pignon sur rue, mais qui finalement sont complètement hermétiques. Il est clair que nous avons les dirigeants de partis politiques que nous méritons, et que si à la base personne ne se mobilise pour entrer faire bouger ces instances, on n’y arrivera pas, malheureusement.
    Tarik ZNIBER - Casablanca

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc