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    Economie Internationale

    La FED tente de calmer les marchés

    Par L'Economiste | Edition N°:3593 Le 11/08/2011 | Partager
    Annonce d’un taux directeur à près de 0% jusqu’en 2013
    Les Bourses internationales rebondissent

    En annonçant le maintien de son taux d’intérêt directeur entre 0% et 0,25% jusqu’à 2013, la Réserve fédérale américaine (FED) tente de rassurer les marchés financiers mondiaux. Une bonne nouvelle pour la majorité des Bourses internationales, qui ont ouvert en hausse hier mercredi. La FED garde donc les taux en vigueur depuis décembre 2008. Cette décision a été prise, dans le sillage d’un nouveau plan de route visant à faire rebondir les marchés financiers en pleine tourmente, surtout après la dégradation de la note de la dette américaine par l’agence Standard & Poor’s en fin de semaine dernière. Avec la perspective de près de cinq ans de taux au plancher, la FED entre dans des territoires explorés avant elle par la seule Banque du Japon, dont le taux d’intérêt directeur n’a pas dépassé 0,5% depuis 1995.
    Même si la FED a tenté de rassurer les investisseurs, force est de constater que ses propositions n’ont rien eu de radical. Le maintien des taux directeurs à zéro pendant les deux années à venir (soit juste après les prochaines élections présidentielles aux Etats-Unis) n’est pas vraiment une innovation en soi, vu que la FED ne disposait pas ou peu de marge de manœuvre. Les taux d’intérêt, dans les faits, sont égaux à zéro, et, depuis le dernier programme d’assouplissement quantitatif « QE2 » annoncé par le patron de la FED, Ben Bernanke, le bilan de la Réserve s’élève à un niveau record de 2.900 milliards de dollars.
    Mais, à moyen et long terme, l’annonce de la Réserve fédérale pourrait bien avoir l’effet inverse. D’un côté, la décision de la FED de garder son taux directeur proche de zéro permet aux banques américaines d’emprunter quasi gratuitement, pendant encore au moins deux ans. De l’autre côté, cette décision de la Réserve fédérale illustre le peu de confiance de la FED envers la croissance américaine. La Réserve a d’ailleurs justifié sa décision, mardi, par une croissance « considérablement plus lente » que ce qui était attendu. Il y a dix jours, le produit intérieur brut américain s’affichait à la hausse d’à peine 1,3% sur le deuxième trimestre, au lieu de 1,8% attendu. Le comité qui s’est réuni mardi 9 août a donc déclaré envisager de nouvelles mesures de relance pour aider l’économie américaine, sans pour autant les détailler.

    Amine EL HASSOUNI

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