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    Régions

    Le contrôle des prix renforcé

    Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
    Une permanence pour les requêtes des citoyens
    Viandes, tomate, lait… approvisionnement normal

    Le prix du poulet n’a pas connu de hausse significative en ce Ramadan. Il est demeuré accessible à toutes les bourses étant donné que l’offre s’élève à 2.000 tonnes par mois alors que les besoins de la préfecture se situent actuellement à 1.000 t/mois

    Lutter contre la spéculation, préserver le pouvoir d’achat des citoyens et garantir un approvisionnement normal du marché. Telles sont les actions sur lesquelles se penchent les services de la wilaya de Fès-Boulemane le mois de Ramadan. En effet, le rapport des commissions de contrôle des prix, de la qualité et de l’hygiène en ce mois sacré est désormais quotidien. Selon Jamal Belmoumen, chef de la division des affaires économiques à la wilaya et également responsable des commissions de contrôle, «cette année, le mois saint coïncide avec l’été, les vacances. Chaque jour, quatre commissions prospectent les marchés et rendent leur rapport». Ces commissions mixtes de contrôle regroupent plusieurs services externes. Elles effectuent des tournées quotidiennes dans les grandes surfaces, les souks, les marchés de gros… Aussi, une commission d’intervention est mobilisée chaque fois qu’une requête est déposée au secrétariat des commissions. Des recoupements sont établis avec les différents services et autorités afin de relever les anomalies et prévoir les actions qui s’imposent. En plus, une permanence est mise également en place au siège de la wilaya afin de recevoir les requêtes des citoyens. «Nous avons institué cette permanence au sein de notre division, les jours ouvrables de la semaine, en vue de suivre la situation de l’approvisionnement et recevoir les réclamations des citoyens en matière de qualité et d’hygiène alimentaire, à travers les numéros 05 35-62-26-53 et 05 35-65-45-39», explique le responsable des services de contrôle. «Destinée en premier lieu à protéger la santé du consommateur et à lutter contre la spéculation sur les prix, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’une série d’actions régulières menées par les services concernés», ajoute-t-il.
    Par ailleurs, les membres des commissions de terrain cherchent toute sorte d’anomalie. Outre l’absence de l’étiquetage, à titre d’exemple, ils observent, commentent et analysent les augmentations des prix des produits de grande consommation. Mais, pas de crainte, rassure Belmoumen. Au niveau de la préfecture de Fès, «l’offre en produits fortement consommés durant cette période (Ramadan) est satisfaisante et dépasse la demande, ce qui écarte toute sorte de pénurie». Pour ce qui est des prix, la tomate est proposée entre 4 et 5,5 DH le kilo. Les pois chiches coûtent entre 15 et 20 DH/kg. Pour la «chbakiya», elle est à 20 DH/le kilo dans les marchés de Fès alors qu’à Meknès (à 60 km), elle est vendue entre 25 et 30 DH.
    Dès les trois premiers jours du Ramadan, les agents de la wilaya ont remarqué une grande dynamique dans les différents marchés. Leur rapport fait observer que la tendance des produits de grande consommation est à la baisse. En fait, pour le poulet vivant, la viande bovine et la viande ovine, les tarifs affichés sont respectivement de 16 DH/kg, entre 70 et 75 DH/kg et 65 DH le kilo. Signalons que pour ce qui est de la viande rouge, le marché est normalement approvisionné. Les besoins sont estimés à plus de 800 tonnes, dont 500 t en viande bovine et 300 t en viande ovine. Pour les viandes blanches, la production de la région s’élève à 2.000 tonnes par mois et les besoins de la préfecture se situent actuellement à 1.000 t/mois. S’agissant des dattes, les besoins sont estimés à 1.200 tonnes et sont «bien assurés» grâce aux quantités importées. Quant à l’approvisionnement en farine, dont les disponibilités sont de l’ordre de 14.000 quintaux, il est également assuré et le prix varie entre 4 et 5,5 DH/kilo. Pour ce dernier volet, les prix des produits subventionnés demeurent sans changement.
    Partout dans la ville, les commerçants veillent à satisfaire les besoins de leurs clients. Fruits, légumes et autres produits sont bien exposés sur les étals et en grandes quantités. En clair, rien ne manque dans les marchés. Et c’est ce qui motive le travail des contrôleurs qui veulent s’assurer de la qualité des produits. A cet effet, durant les six premiers mois de l’année en cours, les commissions préfectorales ont contrôlé 933 lieux de commerce, 65 établissements touristiques classés, 45 établissements publics et quatre bains maures.

    Approvisionnement

    Selon le rapport établi par les services de la wilaya, la demande en sucre pour le mois d’août, estimée à 1.900 tonnes, sera «satisfaite en raison du stock disponible localement qui couvre les besoins de trois mois (3.000t)». Pour ce qui est du lait, il est à 6,2 DH le litre. Les besoins en cette denrée, estimés à près de 4,15 millions de litres conditionnés, seront disponibles grâce à la commercialisation de plusieurs marques sur le marché qui sera aussi approvisionné par de grandes quantités de lait en vrac commercialisé par les laiteries. Concernant les œufs, le rapport relève que les besoins, estimés à 6,5 millions d’unités, seront disponibles eu égard à l’importance des établissements de production de la région.

    De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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