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    Economie Internationale

    Peur sur les marchés, malgré la mobilisation générale

    Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
    Risque majoré d’une crise interbancaire
    Cycle de croissance mondial brisé, selon l’OCDE

    Standard & Poor’s a brisé un tabou en retirant à la première puissance économique mondiale la prestigieuse note AAA. La dégradation de la note américaine réveille les pires scénarios sur l’économie mondiale

    MALGRÉ les signes de la Banque centrale européenne, du G7 et du G20, les craintes d’une récession mondiale sont encore là. Après le lundi noir, la panique a continué hier gangrenant dangereusement les places boursières. Le passif est lourd: le Cac 40 parisien a perdu 18% en onze séances, tandis que le Dax de Francfort et le Footsie londonien ont chuté respectivement de 20% et 14,5% en neuf séances. La volatilité est maximale: Les indicateurs mesurant les marchés sont au plus haut depuis plus deux ans, se rapprochant des pics de la crise financière de 2008, tant en Europe qu’aux Etats-Unis.
    L’Asie boursière a poursuivi sa dégringolade, accusant des pertes de 2% à 6% de l’ensemble des indices de la zone. Ces derniers sont toutefois parvenus à effacer hier une partie de leurs pertes en fin de séance, les investisseurs passant de nouveau à l’achat. Les petits pays commencent à être sérieusement touchés.
    En Belgique, l’indice Bel 20 qui regroupe les plus grandes sociétés cotées à Bruxelles, a perdu 17%. La bourse saoudienne, la plus importante du monde arabe, a plongé de 5,46 % et celle de Tel-Aviv a chuté de 6 %. Tous les marchés sont donc confrontés à la spirale baissière, malgré la mobilisation générale.
    Les analystes laissent planer le doute quant à une nouvelle dégradation de la note souveraine américaine dans les prochains mois. Ce qui fait craindre une nouvelle crise interbancaire qui entraînerait un arrêt catastrophique de la circulation du crédit. Or, à la différence de 2008 et 2009, les Etats n’ont plus les moyens de se lancer dans des plans de relance ou de renflouer le système bancaire.
    Dans ces conditions, les marchés financiers montrent de plus en plus de signes d’essoufflement. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a ainsi publié lundi des indicateurs qui montrent des signes de ralentissement des principales économies mondiales. Des signaux plus forts d’inversion des cycles de croissance ont fait leur apparition aux Etats-Unis, au Japon et en Russie en juin, signale l’organisation.
    Les indicateurs pour le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni, le Brésil, la Chine et l’Inde continuent à pointer vers des ralentissements de l’activité économique.
    Depuis l’abaissement de la note des Etats-Unis par Standard and Poor’s, les principaux acteurs internationaux ont multiplié les déclarations rassurantes à l’égard des marchés. Mais rien n’y fait.

    Karim SERRAJ

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