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Economie

Crise américaine: Le Maroc vigilant

Par L'Economiste | Edition N°:3592 Le 10/08/2011 | Partager
Une récession économique mondiale n’épargnera pas le pays
Des craintes pour les IDE, les exportations…
Pas de révision de la croissance prévue en 2011, pour l’instant

Une récession de l’économie mondiale devrait impacter les IDE. Au premier semestre, ils étaient déjà à leur plus bas niveau depuis 2006

EN retirant son triple A aux Etats-Unis, Standard & Poor’s accentue la pression sur les marchés financiers. Ils ont continué leur dégringolade lundi dernier après avoir essuyé une perte de 2.500 milliards de dollars la semaine écoulée.
Au-delà de l’abaissement de la note souveraine américaine, la crise de la dette en Europe et aux Etats-Unis en plus des craintes liées au ralentissement de l’économie mondiale préoccupent davantage les marchés. Ils craignent une nouvelle dépression du type de 2008, moins de trois ans après la chute de Lehman Brothers, symbole de la dernière crise.
Pour le Maroc, il faudrait donc s’attendre à une nouvelle période de vaches maigres, notamment pour les entreprises exportatrices, si les craintes se confirment.
Les secteurs comme le textile et le cuir, qui retrouvent des couleurs après le passage à vide lié à la crise de 2008, pourraient de nouveau sombrer. «Plus la conjoncture sera difficile pour nos partenaires, plus les conséquences seront négatives pour nous», confie à L’Economiste Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al Maghrib. «Le problème se situera dans une conjoncture de ce type au niveau des investissements directs étrangers. Pas seulement pour le Maroc, mais tous les pays destinataires des IDE», ajoute-t-il.
L’accord in extremis obtenu pour le rallongement du plafond de la dette américaine prévoit une économie de 2.000 milliards de dollars sur les dix prochaines années.
Pour Lahcen Daoudi, économiste et membre du PJD, «les Etats-Unis pourraient réduire les aides accordées aux pays étrangers, sachant que le Maroc est l’un des bénéficiaires».
En gros, le risque de rechute des principaux partenaires du Maroc s’ajoute à une conjoncture régionale qui n’est pas au beau fixe. «Il faut se préparer au pire», avance Daoudi. Une nouvelle dépression en Europe devrait impacter aussi bien les exportations que les transferts des MRE et les recettes de voyages.
Mais les effets ne sont pas que négatifs. «Les crises de ce type se traduisent généralement par une baisse des cours des matières premières. Cela pourrait donc soulager la Caisse de compensation», note Daoudi. Mais «le risque est que les inconvénients de la crise l’emportent sur les avantages», avance-t-il. De là à revoir la croissance économique prévue en 2011, Jouahri reste prudent: «Je ne pense pas qu’il soit nécessaire maintenant. Si la conjoncture devient difficile, la demande extérieure va sans doute baisser, mais nous n’en sommes pas encore là. Il faut attendre».
La crise de 2008 a mis en évidence le besoin de se renforcer davantage sur le marché domestique. «Il faut davantage se concentrer sur la mobilisation de l’épargne, revoir la fiscalité pour générer de nouvelles ressources ou encore casser le carcan administratif pour inciter les Marocains à investir dans le pays», souligne Daoudi. En clair, il faut créer une dynamique interne.

F. Fa

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