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    Economie Internationale

    Début d’accalmie sur les marchés

    Par L'Economiste | Edition N°:3589 Le 05/08/2011 | Partager
    La semaine noire des mauvais chiffres s’estompe
    Les émergents encaissent bien, mais restent inquiets

    APRÈS une semaine de repli alarmant, les économies et les bourses du monde ont amorcé une timide reprise. L’indice de volatilité en Europe a chuté dans la foulée de 13,83%, touchant un plus bas de près de deux semaines. Les marchés européens entraînent dans leur sillage les marchés américains également, gagnés par cet élan d’optimisme qui s’ajoute à la publication de résultats jugés encourageants aux Etats-Unis, notamment d’American Express (+0,55%) ou encore de Morgan Stanley (+7,8%). Une autre bonne annonce de Washington concerne les statistiques positives sur l’emploi. Celles-ci sont tombées à un moment où l’attentisme des investisseurs internationaux était au plus fort. Le Japon a incontestablement joué un rôle clé dans la nouvelle conjoncture. Il a dû intervenir sur ses marchés pour éviter l’envolée du yen face au dollar, ce qui s’est traduit immédiatement par un sursaut des exportations nipponnes, tendance qui devrait se préciser. Mais les experts restent sceptiques. L’impact de cette intervention pourrait se dissiper rapidement, le sentiment que le yen reste une devise-refuge reste inchangé du fait des inquiétudes qui pèsent encore sur l’économie mondiale.
    Brève accalmie aussi selon la Chine, première créancière des Etats-Unis qui tire la sonnette d’alarme et parle d’un «échec à désamorcer la bombe de la dette américaine dans le monde». L’agence de notation chinoise Dagong a rétrogradé quant à elle la note des Etats-Unis de A+ à A. L’inquiétude à propos de la croissance américaine, occultée jusqu’à présent par les discussions sur la dette aux Etats-Unis, revient sur le devant de la scène. Pékin détient quelque 1.160 milliards de dollars de bons du trésor américain. Ses investissements en dollars représenteraient quelques 70% de ses réserves de change, estimées à 3.200 milliards de dollars.
    Les grands émergents comme le Brésil, la Russie, l’Inde ou la Chine, auxquels il faut ajouter l’Indonésie, la Turquie, l’Afrique du Sud et la Corée ont des économies tournées principalement vers les produits manufacturés ou les matières premières.
    La stagnation des pays riches pèserait donc sur la demande en produits électroniques, textiles, jouets, composants automobiles. Mais tout autant en hydrocarbures, métaux et produits agricoles d’Amérique latine ou d’Asie du Sud-est. Ces locomotives actuelles de la croissance mondiale ont effectivement une faible capacité à se passer des pays industrialisés. Cependant la plupart des émergents ont baissé leur dépendance en exportations. Ainsi ces dernières ne représenteraient que 24% du PIB chinois, contre près de 40% il y a quatre ans. Malgré les épreuves traversées par les Etats-Unis et la zone européenne, les économies des régions émergentes annoncent des perspectives de croissance exceptionnelles : la Russie de 4,5%, le Brésil de 5%, la Chine de 9,4% et l’Inde de 8,6%.

    Les créanciers des USA

    PÉKIN détient quelque 1.160 milliards de dollars de bons du Trésor américain. Juste derrière suit le Japon avec près de 1.133 milliards, puis le Royaume Uni avec quasiment 1.125 milliards et la Suisse avec près de 748 milliards de titres de dettes cumulés. Mais ce sont les institutions américaines – dont la Réserve Fédérale, le plus gros créancier des Etats-Unis – qui détiennent avec le secteur financier privé, près de 70% de la dette actuelle des Etats-Unis.

    Karim SERRAJ

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