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    Economie

    Manque de visibilité sur le marché obligataire

    Par L'Economiste | Edition N°:3589 Le 05/08/2011 | Partager
    La dette intérieure, remboursée à hauteur de 34,8 milliards de DH
    Les recettes fiscales soulagent le déficit budgétaire

    Le Trésor s’est désendetté à hauteur de 3,4 milliards de DH durant le mois d’avril suite à l’encaissement du premier acompte de l’IS

    Peu de visibilité en vue sur le budget. Selon le marché, «un climat d’incertitude demeure toujours sur la situation des finances publiques, en raison des fluctuations des cours des matières premières et énergétiques, combinées à une augmentation de la masse salariale de la fonction publique…». En effet, il semblerait que ni la cession de 20% des parts du Trésor dans le groupe BCP (opération d’un peu plus de 5 milliards de DH), ni le détachement des dividendes de Maroc Telecom (2,8 milliards de DH) n’ont suffi pour apaiser les craintes des investisseurs. Dans ce sens, l’argentier de l’Etat a relancé l’opération de cession de 7% du capital de l’opérateur historique des télécoms. Une opération qui devrait lui rapporter quelque 9 milliards de DH. Aussi, les caisses de l’Etat ont reçu près de 93,6 milliards de DH de recettes fiscales au terme du premier semestre soit une hausse de près de 20% en glissement annuel (voir notre édition du mardi 2 août 2011). Une rentrée d’argent qui aurait sans doute un impact positif sur l’évolution future des finances publiques.
    Cependant, le Trésor sera dans l’obligation de faire appel au financement intérieur de par l’ampleur du déficit budgétaire. «Dans les mois à venir les levées du Trésor se poursuivront sur les maturités longues. Ainsi, les investissements long terme seront financés avec les ressources appropriées, et au marché de retrouver des taux de rendements correspondant aux durées de placement et aux risques», estiment les analystes.
    Le Trésor devrait se financer exclusivement sur le marché domestique en augmentant le rythme des levées à l’approche de la fin d’année. Parallèlement, une sortie à l’international est peu probable en raison du contexte relativement difficile. «Le risque serait une pression supplémentaire sur le marché local qui souffre actuellement d’un manque de liquidité».
    L’analyse de l’échéancier des tombées de la dette intérieure d’ici la fin de l’année fait ressortir un remboursement d’un montant de 34,8 milliards de DH (29,5 de tombées en capital et 5,3 en intérêts), soit une moyenne mensuelle de 5,8 milliards de DH. Dans ce contexte, les taux devraient se stabiliser aux niveaux actuels entre 3,3% et 3,45% pour le marché obligataire à court terme et entre 3,6% et 4,45% pour ce qui est du long terme. Par conséquent, les analystes recommandent «de maintenir les positions inchangées pour les portefeuilles existants. Quant aux nouvelles positions, le mieux est de se placer sur les maturités courtes et moyennes étant donné leur faible sensibilité».
    R. B.

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