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    Economie

    Les IDE au plus bas depuis 2006

    Par L'Economiste | Edition N°:3589 Le 05/08/2011 | Partager
    Ils totalisent 11 milliards de DH à fin juin
    Le contexte régional n’est pas la seule explication
    Les IDE en Afrique sont plus orientés vers les pays riches en ressources naturelles

    Au premier semestre, les IDE ont baissé de 15% sur un an. Mais le contexte régional n’est pas la seule explication. Les investisseurs étrangers privilégient davantage les pays qui disposent d’importantes ressources naturelles

    L’ON s’en doutait dans les milieux économiques. Les mouvements sociaux du 20 février et ceux qui ont suivi n’ont certainement pas rassuré les investisseurs étrangers, surtout dans un contexte régional marqué par l’instabilité. Les investissements et prêts privés étrangers sont donc ressortis à 11 milliards de DH à fin juin, en baisse de 15% sur un an. C’est le volume le plus faible enregistré sur les six premiers mois de l’année depuis 2006. Un niveau qui traduit le non-transfert des investissements prévus dans les pays de la région vers le Maroc compte tenu de leur situation politique. En témoigne aussi l’évolution des indices bousiers de la place casablancaise (-12% depuis le début de l’année) et le faible niveau des échanges.
    D’un autre côté, la campagne de communication des autorités à l’étranger durant la première moitié de l’année n’a pas donné des résultats concrets, pour l’instant. Après Paris en mars, une délégation marocaine conduite par Salaheddine Mezouar s’est rendue à New York à la National association of securities dealers automated quotations (Nasdaq) pour marqueter le produit Maroc. L’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI) avait à son tour lancé une campagne de communication dans les médias français.
    Au-delà de la conjoncture, le Maroc a encore du mal à attirer les capitaux étrangers. L’année dernière, il était par exemple absent du top 10 du continent, selon un classement de la Cnuced. Même s’il est vrai que cette liste est composée essentiellement de pays pétroliers ou, de façon générale, qui disposent de ressources minières importantes.
    Les cours de ces matières premières qui volent de sommet en sommet depuis des mois nourrissent davantage l’intérêt pour ces pays. Pour le Royaume, l’objectif est de rallier les investisseurs à ses projets structurants, le plan Emergence, le plan Maroc Vert, Halieutis, le tramway ou encore Casablanca Finance City. La tâche n’est pas aisée.

    F. Fa

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