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    Economie

    Vide juridique

    Par L'Economiste | Edition N°:3589 Le 05/08/2011 | Partager

    DANS sa requête, l’Union générale des entreprises et professions (UGEP) estime que «les petits commerçants subissent la concurrence sévère des grandes surfaces». Allusion faite bien entendu à des enseignes telles que Marjane, Acima, Carrefour Market, Asswak Salam, Metro…
    Le président de ce syndicat, Moncef Kettani, ne se limite pas à citer le cas de Fès qui regorge d’artisans-commerçants: menuisier, boucher... «Les grandes surfaces s’implantent désormais dans des zones d’habitation denses. C’est une violation flagrante des usages commerciaux», selon la requête. Les ouvertures qui se font dans des zones achalandées «engendre une chute du chiffres d’affaires, voire la fermeture de commerce de proximité», nous déclare le président de l’Union et qui siège au Conseil économique et social. Situation d’autant plus alarmante qu’il y a un vide juridique: «aucun cahier des charges ne fixe les conditions d’implantation des grandes surfaces: métrage, situation géographique, catégorisation (superette, super et hyper marché)». L’absence d’une réglementation spécifique pour ce secteur ayant réalisé un chiffre d’affaires de 1,15 milliard de DH en 2009. Il provient à 95% de la commercialisation et la distribution des produits de grande consommation. Voilà l’un des grands constats de l’étude réalisée par le cabinet Messnaoui Mazars (L’Economiste du 6 juillet 2011).
    Le ministère du Commerce, de l’industrie et des nouvelles technologies et celui de l’Habitat cogitent sur un projet de loi où il sera question de surface tolérable en plein centre-ville ou dans des zones denses.
    Limiter l’espace accordé à la grande surface (de 30 à 40 mètres) est «un premier point d’accès à la bonne concurrence», estime l’UGEP. La saisine du Conseil de la concurrence ne vise pas à diaboliser la grande distribution. Mais à «éclairer les règles du jeu». Car il y a «une complémentarité entre le commerce de proximité et la grande distribution à établir», soutient Kettani.

    F. F.

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