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    Entreprise Internationale

    Total et ENI victimes «libyennes»

    Par L'Economiste | Edition N°:3588 Le 04/08/2011 | Partager
    Leurs productions fortement affectées par le conflit
    Un effet de change également défavorable

     Le pétrolier français Total a vu sa production d’hydrocarbure baisser de 2% au deuxième trimestre suite, aux conséquences du conflit Libyen. Son rival italien ENI n’a pas été épargné: sa production globale a chuté de près de 15%

    Les entreprises pétrolières Total et ENI sont touchées par le conflit Libyen. Les deux compagnies ont en effet annoncé vendredi dernier une baisse de leur production depuis le début du soulèvement contre le régime de Kadhafi. Si la stabilité politique n’est pas rétablie, cette baisse pourrait persister voire s’aggraver.
    Le français Total a vu sa production d’hydrocarbure en Afrique chuter de 16% au deuxième trimestre, ce qui se traduit à l’échelle du groupe par une baisse de 2%. Le chiffre d’affaires a tout de même augmenté de 9% à 45 milliards d’euros. Cela s’explique par une croissance de 50% des cours du pétrole et par le prix du baril, fixé à près de 117 dollars, qui demeure élevé. En revanche le bénéfice net a affiché une baisse de 12% au deuxième trimestre par rapport à 2010. D’autres facteurs, en dehors du conflit Libyen, sont à l’origine de cette baisse. Ainsi, le déclin naturel de certains gisements, les arrêts de maintenance et un effet de change défavorable ont aussi joué un rôle non négligeable. Malgré tout, le groupe reste optimiste et demeure confiant au niveau des perspectives de croissance. La compagnie vise toujours une production stable pour cette année notamment grâce à l’acquisition d’un nouveau champ en Angola au quatrième trimestre. Le français table également sur une demande mondiale soutenue et sur des cours du pétrole orientés en sa faveur pour redresser la barre.
    Le pétrolier ENI n’est pas aussi confiant que son concurrent français. Le conflit Libyen a en effet encore plus affecté l’italien, qui était le premier producteur de pétrole du pays.En effet, la Libye, ancienne colonie italienne, tient une place prépondérante au niveau des sources de production de la compagnie. Pas moins de 15% de ses volumes d’hydrocarbures sont prélevés chaque année dans ce pays. Mais, le 30 juin, la production de barils par jour, qui était prévu à 280 000, a chuté pour n’atteindre que 50 000 barils seulement. Du coup, la production d’hydrocarbures d’ENI a enregistré une baisse de 15%, à 1.5 million de barils par jour. Il y a 5 mois, le pétrolier avait prévu une croissance de 3% par an jusqu’en 2014. Bien que le bénéfice net a chuté de 31% au deuxième trimestre, le groupe affirme cependant rester confiant et prévoit des résultats solides pour le reste de l’année. Pour ces deux compagnies pétrolières, les résultats à venir dépendront de l’évolution du conflit Libyen.

    Karim AGOUMI

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