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Evénement

Discours royal
Mode d’emploi de la nouvelle Constitution

Par L'Economiste | Edition N°:3585 Le 01/08/2011 | Partager
Une mise en place sur la base de trois fondamentaux
Objectif: la Constitution devient une pratique quotidienne
Nouvelles élites politiques pour la mise en œuvre

Pour le Souverain, les réformes devraient favoriser l’émergence d’un paysage politique et institutionnel nouveau et sain, de nature à prévenir la reproduction des travers et des dysfonctionnements de l’échiquier actuel (Ph. MAP)

SI le discours du Trône, le 30 juillet, boucle la réforme de la Constitution, il ouvre surtout une nouvelle page : une mise en œuvre optimale de cette loi fondamentale. Pour le Souverain, le Maroc a «réalisé l’ambition d’accéder à une nouvelle ère démocratique. Maintenant, le grand défi à relever réside dans la qualification et la mobilisation de tous les acteurs pour que la Constitution devienne une réalité concrète et une pratique quotidienne qui reflète la démocratisation de l’Etat et de la société à la fois. Et cela, tout en ouvrant de vastes perspectives prometteuses d’une vie libre et digne pour nos jeunes et pour les catégories populaires les plus démunies».
Donc, il importe de mettre en place rapidement les institutions, sur la base de trois fondamentaux : l’attachement à la suprématie de l’esprit et de la lettre de la Constitution. «Toute pratique, ou interprétation incompatible avec son essence démocratique, constituerait une transgression inacceptable», souligne le Souverain; la nécessité de créer un climat politique sain et enfin d’œuvrer à l’opérationnalisation des institutions constitutionnelles, en adoptant les textes juridiques nécessaires et en menant les réformes politiques requises. «Celles-ci devraient en effet favoriser l’émergence d’un paysage politique et institutionnel nouveau et sain, de nature à prévenir la reproduction des travers et des dysfonctionnements affectant l’échiquier politique actuel», précise SM le Roi.
Un appel est lancé aux acteurs concernés pour adopter un agenda rigoureux, en mesure de leur permettre de disposer d’une vision claire du processus de mise en place des institutions. A court terme, la priorité doit être donnée à l’adoption de nouvelles lois pour l’élection de la Chambre des représentants. Quant à la nouvelle Chambre des conseillers, elle sera installée avant fin 2012, après le bouclage de toutes les élections y afférentes. La primauté sera également donnée à l’adoption des textes relatifs au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et à la Cour constitutionnelle. A moyen terme, les différentes lois organiques. Le prochain gouvernement et le Parlement devront les élaborer et les adopter.
En tout cas, tout ce qui a été entrepris jusqu’ici exige une mise à niveau profonde du paysage politique. Les partis, de la majorité comme de l’opposition, doivent se fixer comme objectif la réconciliation des citoyens et particulièrement des jeunes avec l’action politique. Pour le Souverain, celle-ci devrait se déployer au sein des formations et des mécanismes de démocratie locale. Il a invité les acteurs politiques à rivaliser d’audace dans la conception de projets de société tout en les traduisant en programmes de développement créatifs et réalistes. L’exigence se fera également dans le choix des personnes qualifiées pour assurer une bonne gouvernance de la chose publique au niveau national, régional et local.
La méthodologie démocratique consacrée constitutionnellement appelle à un sens aigu de la responsabilité. Ainsi, le fait de nommer le chef de gouvernement du parti politique qui arrive en tête des élections exige des citoyens d’être plus regardant sur le choix de leurs représentants. Chacun doit prendre conscience que ce sont les partis choisis qui exerceront le pouvoir et prendront les décisions dans la gestion des affaires publiques tout au long du mandat. Cependant, les députés comme les élus locaux doivent garder en tête que cette responsabilité implique la reddition des comptes. C’est devenu une règle constitutionnelle, une sanction légale dont personne ne devra échapper.
Mais, attention, le nouveau pacte constitutionnel risque d’être purement formel s’il ne s’accompagne pas d’un contrat social et économique solidaire. Ce nouveau pacte implique d’être attentif à l’appareil de production et de stimuler l’esprit d’initiative et la libre entreprise, tout en encourageant les PME. Pour le Souverain, cette démarche est en accord avec l’esprit de la nouvelle Constitution qui consacre l’Etat de droit dans le domaine des affaires. D’ailleurs, plusieurs instances économiques sont chargées de garantir la liberté d’entreprendre et les conditions d’une concurrence loyale. D’autres se mobiliseront pour la moralisation de la vie publique, la lutte contre le monopole, l’économie de rente, la gabegie et la corruption.

M. C.

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