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    Courrier des Lecteurs

    Tourisme: Quelles perspectives?

    Par L'Economiste | Edition N°:3578 Le 21/07/2011 | Partager

    Tourisme national: adapter l’offre
    Lorsque la crise financière s'est installée, l'économie marocaine n'a pas trop souffert grâce à la consommation interne et au flux important des dépenses des ménages.
    Pour atténuer les effets d'un repli des flux touristiques étrangers nous n'avons d'autre choix que d'encourager le tourisme des nationaux afin que ces derniers contribuent au remplissage des hôtels. Mais, on a pas su adapter l’offre à ce type de clientèle. Pourtant, on en parle mais les actions ne suivent pas vraiment. Un séjour à Marbella coûte moins cher qu'un séjour à Tétouan où parfois la qualité des prestations n’est pas au rendez-vous. Que cherchent les touristes marocains ainsi que les voyageurs maghrébins et africains.
    Un logement adapté, des loisirs le soir et un séjour sécurisé. Est-ce difficile à offrir? Certaines administrations marocaines offrent à leurs fonctionnaires des séjours dans des centres de vacances.
    Cela marche très bien et les places sont toutes réservées pendant l’été et autres périodes de vacances.
    A. L.

    Atout exceptionnel
    Personne ne peut nier que notre pays recèle de sites merveilleux. C’est déjà un atout exceptionnel. Alors qu’est ce qui se passe? Aujourd’hui la crise économique est installée partout, elle touche surtout notre premier marché potentiel qui est en l’occurrence l’Union européenne (plan d’austérité, dette importante, chômage important) sans oublier les événements qui secouent le monde arabe. Il serait opportun dans ces circonstances de dresser une nouvelle matrice SWAt (forces, faiblesse, opportunités, menaces) pour revoir notre positionnement par rapport à la concurrence et focaliser notre action sur la diversité de notre offre touristique.
    L’Espagne a réussi a drainé un très grand nombre de touristes grâce à son offre adaptée aux différentes catégories de touristes (classe moyenne, aisée….). Au Maroc, on n’a pas pensé au touriste moyen, qu’il soit marocain ou étranger. L’offre est pauvre alors que le potentiel du pays est énorme.
    On a juste pensé aux infrastructures (luxueuses) et l’on a négligé la valorisation de notre patrimoine, de l’arrière pays. De plus, les vacances au Maroc coûtent chers par rapport à d’autres destinations (Espagne, Turquie etc..).
    C. E.

    Tourisme intérieur
    Les ministres de tourisme passent et les problèmes restent. Différentes stratégies sont déclinées mais très peu d'actions concrètes sont vraiment mises en place pour encourager et impulser le tourisme intérieur.
    Le marocain lambda, s'il n'a pas les moyens pour se rendre en Espagne ou en Turquie, il ira «planter la tente» chez un membre de sa famille. Et il ira grossir les hordes de baigneurs sur les plages du pays.
    Le soir, il devra soigner les peaux brûlées de ses enfants après avoir consommé des sandwiches presque avariés et qu’il aura payé le prix fort. C’est là une juste caricature des vacances de la majorité de Marocains. Et il serait temps que l’on réfléchisse et que l’on mette en place de véritables formules adaptées aux exigences des touristes nationaux. Il n’y a qu’à prendre exemple sur la France où il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses, du simple camping au luxueux hôtel.
    M. N.

     Doléances légitimes
    Difficile de concilier exigences économiques et doléances sociales. Car l’Etat s’est appuyé dernièrement sur la demande intérieure soutenue principalement par la classe moyenne.
    Pour s’y faire, l’Etat a mis en place une stratégie de crédits à bas taux d’intérêt, pour inciter les citoyens à consommer. La formule a marché et les ménages marocains sont surendettés.
    L’épargne est quasi inexistante, le pouvoir d’achat est frappé de plein fouet par le renchérissement du coût de la vie. Il est donc légitime pour cette classe de revendiquer une hausse des salaires pour pouvoir respirer un petit peu avant la fin du mois. On ne peut donc pas marginaliser les gens pour motif de compétitivité!
    C. E.

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