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    Jobs d’été: L’offre trop timide

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Tourisme, soutien scolaire, call centers… les secteurs qui recrutent
    Les étudiants motivés mais peu informés
    Le bouche-à-oreille, seul relais

    De nombreux étudiants estiment qu’il n’y a pas de visibilité sur l’offre du marché, ni sur les conditions de travail (Les visages ont été modifiés )

    TOURISME, hôtellerie, restauration, clubs de vacances, télémarketing ou encore soutien scolaire… Des métiers qui riment avec l’été. En effet, bon nombre d’étudiants décident de se lancer dans des petits projets pendant les vacances d’été. «Ce travail d’été va me permettre de découvrir la vie en entreprise et avoir une expérience qui valorisera mon CV par la suite. Aussi, je trouve que c’est la période idéale pour trouver un boulot et renflouer mes finances», explique un étudiant.
    Certes, la tendance est peu développée au Maroc, mais il existe néanmoins une offre timide pour cette période de l’année.
    La demande émane des lycéens et des étudiants, ayant une tranche d’âge allant de 17 à 24 ans. Ces derniers n’ont pas une visibilité sur l’offre du marché, ni sur les conditions de travail. «Je cherche un emploi pour cet été, mais je ne sais pas où postuler. Le manque d’information fait que nous nous renoncions à cette recherche. Ce n’est pas la motivation qui nous manque, mais plutôt le défaut d’opportunités», affirme un étudiant.
    Du côté de l’offre, la manifestation du besoin est moins visible. Les entreprises n’affichent leurs offres qu’implicitement.
    Dans ce cas, c’est le bouche-à-oreille qui règne. «L’entreprise ne peut pas débourser une grosse somme pour annoncer une offre d’emploi d’été, dont la durée de vie est courte. Les annonces concernent plutôt les postes stratégiques», constatent unanimement les opérateurs de recrutement.
    Il faut aussi dire que les entreprises restent discrètes sur ce point. Pour certaines d’entre elles, le job d’été est assimilé à un déséquilibre dans l’organisation, un manque de compétences ou une forme illicite de travail. Or, ce n’est plus le cas, puisque le travail des étudiants est autorisé par la législation marocaine. «Le job d’été pour l’étudiant ayant un âge de 15 ans révolus, est soumis au même droit du travail qu’un autre emploi. Il peut correspondre à un contrat à durée déterminée (CDD) ou un travail saisonnier», affirme Zine El Abidine Kacha, inspecteur du travail. Selon ce conseiller, les entreprises sont autorisées à embaucher ces jeunes travailleurs, mais ils doivent respecter certaines conditions quand il s’agit des apprenants mineurs (entre 15 et 18 ans).
    Ces derniers ne peuvent ni travailler pendant la nuit, ni pour des heures supplémentaires, ni dans les pires formes de travail (convention 182 du BIT).
    L’employeur ne peut également interrompre le repos hebdomadaire de ces travailleurs.
    Par ailleurs, concernant les secteurs qui recrutent pour ces emplois d’été, les métiers du tourisme semblent être à la tête des offres de la saison. Les étudiants sont souvent les bienvenus par les prestataires touristiques. Ils ne demandent pas une rémunération élevée, ils sont motivés et dynamiques. En plus, la plupart de ces métiers touristiques ne demandent pas une formation technique ou spécifique. «Une semaine de formation est largement suffisante pour un étudiant désireux de travailler, surtout pour ceux suivant des formations dans les écoles de tourisme», affirme un hôtelier. Ces jeunes intègrent ces entreprises pour des jobs d’animation de soirée, de restauration, d’encadrement des enfants ou d’accueil.
    Les piscines et plages privées affichent aussi le besoin en termes de maîtres nageurs, des animateurs, des agents de sécurité ou encore des serveurs.
    Les colonies de vacances, embauchent également ces jeunes étudiants pour les mêmes fonctions d’animation et d’encadrement. Le fast-food affiche aussi un petit besoin dans ce créneau.
    Une autre catégorie d’étudiants ayant un niveau d’études plus soutenu, se penche vers le soutien scolaire. Ils organisent des cours de préparation des programmes scolaires, de concours pour les nouveaux bacheliers ou bien d’apprentissage de langues (française ou anglaise). Un business rentable pour ces petits entrepreneurs.


    Les centres d’appels? Ça peut être rentable


    LES centres d’appels sont aussi classés en tête des recruteurs d’été. En été, la demande flambe fatalement. «Au niveau d’Outsourcia nous recrutons de nombreux étudiants durant l’été, pouvant représenter jusqu’à 5% de nos effectifs. Pour la saison 2011, nous avons recruté 30 étudiants. Cela permet de faire des remplacements pour les départs en vacances de nos CDI (95% de nos effectifs) et surtout de constituer un vivier de candidats qui pourront nous rejoindre suite à l’obtention de leur diplôme après une première expérience chez nous», explique Youssef Chraïbi, président d’Outsourcia, spécialisé dans la gestion de la relation cliente et l’externalisation offshore de processus métiers.
    Cependant ce type d’entreprises privilégie plus des étudiants ayant au minimum un bac+2, et une très bonne maîtrise du français, de bonnes aptitudes en communication orale et écrite. «Le salaire minimum de ces jeunes est de 4.000 DH net hors prime, pour 190 heures par mois», ajoute Youssef Chraïbi.


    Intissar BENCHEKROUN

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