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    Une mauvaise écoute démotive les équipes
    Entretien avec Malgorzata Saadani, coach international ICC

    Par L'Economiste | Edition N°:3561 Le 28/06/2011 | Partager
    Ecouter pour être compris
    Une qualité exigée dans tous les domaines

    «Savoir bien écouter est un art qu’il faut cultiver en soi afin de mieux communiquer avec les autres», souligne Malgorzata Saadani, coach international ICC

    Aujourd’hui, il ne suffit plus de savoir seulement s’exprimer. Il faut savoir écouter. Ce critère est souvent demandé aux futurs cadres et managers. La raison, un manager incapable d’écouter a peu de chances de bien gérer et motiver ses équipes. L’avis d’un expert.

    - L’Economiste: Pour quel type de poste est-il important d’avoir un bon sens de l’écoute?

    - Malgorzata Saadani: J’ai envie de dire qu’il n’existe pas un poste où la capacité d’écoute ne serait pas importante! En effet, il y a des fonctions où savoir écouter les gens constitue une condition sine qua non du bon professionnel. J’ai déjà mentionné les managers et gestionnaires des équipes, en particulier dans les départements des ressources humaines et de la communication interne et externe. D’autres métiers exigeant une bonne écoute sont par exemple les médecins, les psychologues, les coachs, les médiateurs, les éducateurs, les enseignants et les conseillers en général. On peut ensuite énumérer toutes les autres professions où nous avons besoin d’être bien écoutés: les administrations, les banques, les prestataires de services personnels... Dans chacun de ces endroits la bonne écoute est souhaitable. Une mauvaise écoute peut démotiver les équipes.

    - Il faut aussi savoir se faire écouter. Comment ne pas lasser ses interlocuteurs?

    - Pour être écouté, mieux vaut être soi-même bref et précis en parlant, aller à l’essentiel pour ne pas ennuyer son interlocuteur et ne pas lui faire perdre son temps. Avez-vous remarqué que les personnes qui «aiment s’entendre parler» sans rien dire de concret sont extrêmement difficiles à écouter ? Pensons-y avant de nous plaindre du manque d’écoute de la part de nos interlocuteurs. Peut-être que c’est nous-mêmes qui ne leur facilitons pas la tâche?...

    - L’écoute de qualité est primordiale…

    - En écoutant mal l’autre, nous sommes appauvris de ce qu’il ne nous a pas transmis. L’écoute active, doublée d’une observation de notre interlocuteur, permet également de vérifier la sincérité de ses propos, grâce à la confrontation entre les paroles et le langage de son corps. Intuitivement, nous accorderons alors davantage de crédibilité aux signaux qu’il est difficile de simuler. On peut toujours dire les mots gentils et même avoir un sourire forcé, mais si les yeux ont une expression d’acier et il n’y a pas de petites rides d’expression autour d’eux, si le corps est penché légèrement en arrière, nous n’accorderons pas notre confiance à cette personne. L’écoute active crée un flux intense d’énergie entre les personnes qui échangent. C’est précisément cet échange qui fait la différence entre une discussion quelconque et une vraie communication d’esprits. Il caractérise également les contacts avec des personnalités dites charismatiques. L’écoute de qualité se ressent, se voit et s’entend. Elle engage notre cœur et notre esprit. Les oreilles et la voix n’en sont que des outils de transmission.

    Propos recueillis par J.K

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